La Messe paroissiale est-elle de précepte
On appelle Messe paroissiaie celle qui se célèbre dans l'église de laquelle on dépend par son domicile habituel, et particulièrement la Messe solennelle, qui se chante, et où se font les annonces, le prône et les instructions.
La Messe paroissiale n’est pas de précepte, et l'on satisfait à l'obligation d’assister au saint Sacrifice du
- moment où l’on entend n'importe quelle Messe, chan-
tée ou dite à voix basse, dans une église ou une chapelle. Cependant la Messe paroissiale doit être préférée quand il est possible de l'entendre; car,
1° Elle est dite par le Curé pour ses paroissiens ;
2° On y est instruit plus particulièrement de ses devoirs de chrétien ;
3° Les paroissiens s'y édifient mutuellement, s'unissent mieux dans la charité, et donnent à leurs prières communes plus d'efficacité et de puissance.
GONCLUSIONS PRATIQUES e
1o Un chrétien doit metlre dans son Règlement de vie de ne jamais omeltre la Messe du Dimanche, même une fois en passant. Qu'il se rappelle la piété et le zèle des premiers fidèles à venir entendre la Messe, l'exemple de nos pères dans les jours mauvais de la Terreur, celui des chrétiens dans les pays de mission, et il ne sera pas tenté de céder à de vains prétextes pour s'exempter du plus rigoureux devoir de la Religion.
20 La meilleure méthode pour bien assister à la Messe est de se servir de son livre, el de suivre les prières liturgiques. — On peut aussi, très avantageusement, s'y occuper de la Passion de Notre-Seigneur, dônt le saint Sacrifice ést le renouvellement, ou des quatre fins du Sacrifice : adorer, remercier, demander pardon, solliciter des grâces. — Enfin, les personnes moins instruites peuvent réciter des prières vocales, et en particulier le Chapelet.
3° Retenons ces paroles du saint Concile de Trente : « Que TEvêque ait soin d'avertir le peuple qu'il est éenu de se rendre à sa paroisse, s’il le peut commodément, afin d'y entendre la parvie de Dieu. » (Sess. xxIV, Ch. 1v.)
I1I° COMMANDEMENT