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Quelles qualités doit avoir une bonne Confession

On peut les résumer à trois principales : elle doit être 1° humble, 2 sincère, et 3° entière.

I. La Confession doit être humble : ce n’est pas un récit que l’on fait au confesseur, e’est une accusation; par conséquent l'attitude du pénitent doit être celle d'un

coupable devant son Juge, et ses aveux doivent respirer la confusion et la douleur.

IT. La Confession doit être sincère, c'est-à-dire qu'il faut accuser sês fautes avec franchise et simplicité, sans les exagérer, mais aussi sans les diminuer ou les atténuer. — Cacher volontairement un péché mortel, ou que l'on croit tel, ce serait faire une confession sacrilège et rendre nulle l’absolution que l’on recevrait. Dans ce cas, il y aurait obligation de recommencer la confession mal faite et toutes celles qui auraient suivi, tant que celle-là n'aurait pas été réparée, et il faudrait dire le sacrilège ou les sacrilèges commis.

III. La Confession doit être entière : c'est-à-dire, d’après l’enseignement du concile de Trente (sess. XIV, vi), € qu'il faut déclarer tous les péchés mortels dont on se souvient » après un examen sérieux. Or cette

intégrité de la Confession exige :

4° Que l’on fasse connaître l’espêce ou la nature du péché, c’est-à-dire contre quel commandement, quelle vertu ou quel devoir il a été commis;

2° Que l’on indique, autant que possible, le nombre exact des péchés mortels. Il est évident que plus les fautes se sont multipliées, plus on est coupable ;

3° Que l’on déclare les circonstances qui changent l'espèce, c'est-à-dire en diversifient la nature ou font qu’un même acte est en opposition à plusieurs devoirs, à plusieurs vertus. Voici des circonstances qui changent l'espèce : mentir après avoir fait serment de dire la vérité; frapper ses parents, ou une personne consacrée à Dieu; voler un objet sacré, ou dans un lieu saint. En matière de luxure, très souvent la condition de la personne qui pèche, ou de celle en. complicité de laquelle on pèche, change l'espèce du péché, etc. ;

4 On convient qu'il faut encore déclarer les circonstances qui, sans changer l'espèce du péché, en augmentent notablement la malice dans une même espèce, ainsi qu'il arrive souvent en matière de vol. Il est évident que celui qui vole dix francs ou cent francs, bien

DE LA PÉNITENCE a que commettant un vol de la même espèce, estbeaucoup plus coupable dans le second cas que dans le premier. Quant aux péchés véniels, il n’est pas nécessaire de les accuser, et par conséquent d'en faire connaître le nombre et les circonstances. Toutefois il est utile d'en faire l'accusation; car c’est le moyen le plus facile et le plus sûr d'en obtenir le pardon. Les personnes pieuses doivent même adopter cette pratique si elles veulent tirer plus de fruit de leurs confessions, se corriger plus fidèlement et vraiment éclairer leur confesseur.

. On conçoit que la Confession, pour réunir ces qualités, doit être précédée d’un sérieux examen de conscience, portant sur les commandements de Dieu et de l'Église, sur les péchés capitaux et sur les principaux devoirs de son état. Si on oublie des fautes.graves par défaut notable et conscient d'examen, on est coupable, et la confession est mauvaise. Il reste l'obligation de la réparer. Si, au contraire, l'oubli est involontaire, ne résultant d'aucune négligence, les péchés involontairement oubliés sont pardonnés par l’absolution ; il reste néanmoins l'obligation de les accuser dans une

- confession suivante, si le souvenir en est revenu et

qu'il s'agisse de fautes graves.

CONCLUSIONS PRATIQUES

Nous résumons ici, sous forme de conclusions pratiques, la: méthode et le cérémonial qu'il convient de suivre dans la Confession sacramentelle : il importe souverainement d'en prendre et d'en conserver l'habitude.

L'examen de conscience étant fait comme nous venons de dire, après avoir demandé à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes el d'en avoir la Contrition, on s'efforce d’exciter en soi le sentiment du regret et du ferme propos, et l’on consacre un certain ‘temps aux réflexions qui peuvent l'exciter davantage:

L. Préliminaires. — Arrivé au Confessionnal, on se met à genoux, et :

1° On fait le signe de la Croix, en disant : « Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »

2 On ajoute : « Bénissez-moï, mon Père, parce que j'ai péché. » Cette expression: »#0n Père, doit toujours être employée quand

‘ on s'adresse au prêtre pendant la Confession, et jamais on ne dit - Monsieur. En effet, au Confessionnal, le prêtre remplace Dieu; comme lui, il est père par la tendresse et la bonté, et ce nom de père doit encourager la confiance.

Répondant à cette demande de la bénédiction, le Confesseur, tandis que le pénitent s'incline, récite une formule dans laquelle il demande à Dieu que la Confession soit bien faite, et il termine en bénissant par un signe de croix le pénitent qui est à genoux en signe d'humilité. ;

30 On commence tout aussitôt la formule d'accusation généralé : « Je me confesse à Dieu tout-puissant, à la bienheureuse Marie toujours vierge, à saint Michel Archange, à saint Jean-. Baptiste, aux Apôtres saint Pierre et saint Paul, à tous les Saints, et à vous, mon Père, parce que j'ai beaucoup péché, par pensées, par paroles et par actions. »

Le pénitent s'arrête à ces mots. Il a nommé et appelé en témoignage de ses aveux ce qu'il y a au Ciel de plus pur, de plus puissant et de plus saint. Maintenant il va commencer la Confession.

Il. Confession proprement dite. — Sans attendre qu'on les lui demande, le pénitent fournit ces renseignements importants :

1° depuis combien de temps il s’est confessé; 2° s'il a reçu l’ab-- .

solution; 3 s’il a bien accompli sa pénitence.

Puis il parcourt, les Commandements de Dieu et de l'Église, les péchés capitaux et les devoirs d'état, disant sur chacun de ces points les péchés, leur nombre, leurs circonstances s'il y a lieu, et cela dans la formule consacrée : « Mon Père, je m'accnse d’avoir. »

L'énumération terminée,on ajoute: «Je m'accuse encore des péchés dont je ne me souviens pas, et de ceux de ma vie passée...»

Si l’on u’avait que des péchés véniels à confesser, il serait bon de s’accuser ici, en partieulier, de quelque péché mortel de la vie passée, déjà pardonné, afin de s’exciter davantage à la Contrition et de fournir une matière plus précise à l'absolution. — On termine en disant: « J'en demande pardon à Dieu, et à vous, mon Père, pénitence et absolution (si on s'y est préparé, ou autrement bénédiction). »

Puis on achève : « C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute. C’est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours vierge, saint Michel Archange, saint Jean-Baptiste, les Apôtres saint Pierre et saint Paul, tous les Saints, et vous, mon Père, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu. »

C’est le Confesseur qui récite pour le pénitent les deux formules: Misereatur et Indulgentiam... Après quoi il donne des avis et fait une exhortation que l’on doit écouter comme la parole même de Jésus-Christ, en se l’appliquant à soi-même, et en évitant d'en parler après êlre sorti du Confessionnal.

Il impose ensuite une pénilence, à laquelle il faut faire atten-

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tion, et il invite le pénitent à se recueillir et à réciter l'acte de

Contrilion,l'avertissant, s’il l'en juge digne, qu'il va lui donner l'absolution. $ ‘

III. Absolution. — Tandis que le pénitent, le front incliné, récite de son mieux la formule de l’Acte de Contrition, le Confesseur, invoquant le nom tout-puissant de Jésus-Christ, lève la main droite et prononce la formule de l’absolution. Au moment où il bénit le pécheur, celui-ci fait le signe de la croix, et, profondément recueilli à cet instant solennel du pardon, il laisse le Confesseur achever la formule sacraméntelle et ne se retire que quand le prêtre a dit: « Allez en paix, et ne péchez plus. »

IV. Après la Confession. — 1° S'il a reçu son pardon, le pénitent doit, avant de quitter l’église, remercier Dieu, réfléchir sur ce qui lui a été dit, renouveler ses bonnes résolutions, et si la pénitence qui lui a été imposée peut être faite au moment même, l’accomplir immédiatement, afn de ne pas s’exposer à l'oublier ou à la faire avec moins de recueillement et de piété; 2° si le Confesseur avait jugé à propos de refuser ou de différer l’absolution , le pénitent devrait se soumettre à l'arrêt du juge, ne pas murmurer, mais s’efforcer d'accomplir ce qu'on lui aurait recommandé et revenir au temps marqué.

$ IV. — De la Satisfaction.

Définition : double objet, Dieu et le prochain. — La Satisfaction envers

Dieu : devoir et moyens. — Réparation à l'égard du prochain : précepte s

et moyens.

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