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Quelles sont les propriétés du Mariage ‘chrétien

-Le mariage chrétien a deux propriétés essentielles : l'unité et l'indissolubilité.

4° L'unité. — Elle consiste dans l'union d'un seul homme et d'une seule femme. La polygamie, où union matrimoniale d’un seul homme avec plusieurs femmes simultanément, est réprouvée par l Église, comme con-

‘traire à la paix des époux, au bien ‘de la famille et à

l'institution divine et primitive du mariage. Sans doute, après le déluge, Dieu permit aux patrisrches d'avoir plusieurs femmes ; mais c'était une simple tolérance. Jésus-Christ a ramené le mariage à l'unité primitive; tout l’enseignement de saint Paul est basé sur cette unité, et le concile de Trente déclare qu'elle est de droit divin. (Sess. XXIV, 11.) Ainsi l'ont compris et maintenu toutes les législations chrétiennes.

Toutefois, quand l’un des deux époux est devenu veuf , il peut contracter un nouveau mariage. Ce n’est plus la polygamie simultanée, mais successiye ; celleci a toujours été permise, et saint Paul l’autorise pour les chrétiens. (Z Corinth., vi, 39.)

2 Indissolubilité. — C'est la permanence du lien conjugal tant que vivent les deux conjoints. Elle fut aussi établie dès l’origine du monde. La loi de Moïse, à la vérité, permit en certains cas de rompre ce lien par la répudiation. € Mais, dit Notre-Seigneur, ce fut une tolérance, et il n’en était pas ainsi dans le prin- €cipe. » Aussi ramena-t-il le mariage à sa véritable condition , en le proclamant indissoluble : (Que l'homme, dit-il, ne sépare donc pas ce que Dieu a uni.» (S. Matth., xIX, 6.) En conséquence, le mariage ne peut être rompu que par la mort de l’un des époux.

Cependant l'Église reconnaît qu'il peut survenir des circonstances graves où les époux seront dispensés de la vie commune et séparés de corps, comme de biens; mais alors même le lien du mariage subsiste, et il n’est pas permis de contracter une autre union : elle serait absolument nulle. La loi civile qui a introduit en France le divorce ne saurait à cet égard modifier la loi religieuse.

4214. — Quel est le signe sensible du sacrement de.Mariage ?

Ce Sacrement n’a pas pour matière un élément naturel et sensible : il consiste dans le contrat légitime ; et c'est le consentement exprimé, avec l'acceptation

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mutuelle des deux parties, qui constitue la matière du Sacrement.

Les paroles par lesquelles ceconsentementest exprimé devant le Curé ou devant le prètre délégué par lui, et an présence des témoins, sont la forme du sacrement. C'est ce qu'enseigne le pape Eugène IV dans-son décret aux Arméniens : « La cause efficiente du mariage, régulièrement, est le mutuel consentement exprimé par des paroles de se donner actuellement l'un à l’autre. »

CONCLUSIONS PRATIQUES

I. « Que la femme ne se sépare point de son mari; si elle s'en sépare, qu'elle demeure sans mari ou se réconcilie avec le sien. Que le mari, de même, ne renvoie pas sa femme. » (1 Cor., vu, 10 et 11.) « La femme mariée est liée par la loi à son mari aussi longtemps qu’il est en vie ; mais lorsqu'il est mort, elle est dégagée de la loi conjugale. Si donc elle épouse ün autre homme pendant la vie de son mari, elle sera tenue pour adultère; mais si son mari vient à mourir, elle est affranchie de la loi, et ne sera pas adultère si elle en épouse un autre. » (Rom., vu, 2, 5.)

C'est la condamnation formelle du Divorce.

IT. À quelle hauteur Notre-Seigneur n’a-t-il pas élevé le Mariage chrétien, et quelle reconnaissance ne lui doivent pas les époux. sous la Loi nouvelle! Que les femmes surtout bénissent le Sauveur qui les à réhabilitées, et les a rendues vraiment les égales de l’homme !... Partout où ne règne pas le christianisme, on est sûr de trouver la femme aviliv, esclave et malheureuse.

$ II. — Effets du sacrement de Mariage.

Effets spirituels du sacrement de Mariage. — Principaux devoirs des époux.

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