LIL. Ici commence l'instruction. Elle comprend
4° L'Épiître : c'est un passage de nos livres saints, emprunté le plus souvent aux leftres que les Apôtres adressaient aux premiers chrétiens, pour être lues dans leurs assemblées. 1
90 Entre l'Épître, qui commence l'instruction des fidèles, et l'Évangile, qui la continuera, se place une prière où un chant appelé Graduel. Ce sont des paroles extraites de psaumes que lon chantait autrefois des degrés de la trivune où Jubé qui séparait la nef du sançtuaire. Le graduel est suivi du verset et de l'alleluia, chant d’allégresse que l’on remplace, dans les temps de pénitence, par le trait. — À certaines fêtes se place ici la prose, sorte. d'hymne rimée, mais non en vers, ayant rapport au mystère du jour.
30 L'Évangile : c’est un fragment de l'histoire ou des enseignements de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Le prêtre se prépare à la lecture de l'Évangile par uné prière dite au milieu de Fautel, dans haguelle il demande à Dieu de purifier ses lèvres et son cœur, comme il purifia les lèvres et le cœur d'Isaïe, avec un charbon ardent pris par un ange à l'autel des cieux. Pendant ce temps, on transporte le #issel de: l'autre eôlé de l'autel ; ce qui marque que les Juifs n'ayant pas voulu de l'Évangile, il fut porté aax Gentils.
Pour entendre l'Évangile, on se tient debout, par respect; le prêtre et les fidèles, en le commencant, font avec le pouce de Ja main droite trois petits signes de croix sûr le front, les lèvres et le cœur. Cette cérémonie indique qu'il ne faut pas rougir de l'Évangile, mais confesser de bouche les vérités que l'on croit de cœur.
On termine la lecture de l'Évangile par un remerciement à Dieu : Laus tibi, Christe.
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DES CÉRÉMONIES DE LA MESSE pt
4° Le prône, qui se fait après l'Évangile, comprend trois choses : 4° les annonces des fêtes, jeûnes et abstinences qui se présenteront dans la semaine, ainsi que la publication des mariages ; 2° la recommandation des défunts, pour lesquels on récite le De profundis ; et 3° l'instruction des fidèles : elle a pour objet l’explication de l'Évangile, ou bien celle du catéchisme, ou encore NS sujet de circonstance.
5° Enfin, quand s’achève la partie préliminaire ou instructive de la Messe, au moment où les catéchumènes étaient congédiés autrefois par le diacre qui leur disait : :« te, Missa est; Allez, c’est le renvoi, car le sacrifice commence, » on chante solennellement le Credo de Nicée et de Constantinople, résumé de la foi catholique. — Dans la semaine, on ne récite le Credo qu'aux fêtes de Notre-Seigneur, de la sainte Vierge, des Apôtres, des Docteurs, et du Patron de la paroisse, et aussi dans les Octaves solennelles.
CONCLUSION PRATIQUE
Aux prières et aux cérémonies de cette première partie de la
. Messe doivent correspondre, de la part des fidèles, les senti-
ments du repentir et de l'humilité, quand le prêtre s’humilie luimême et se frappe la poitrine au pied des autels ; puis le sentiment de la confiance, quand l'Eglise nous prêle ses accents pour implorer les trois personnes divines, chanter la louange de Dieu, et recommander au Seigneur, dans les Oraisons, tous nos besoins.
Au respect pour la parole sainte, dans la lecture de l'Épitre et de l'Évangile, il faut joindre If attention, afin de bien saisir et
* de retenir les enseignements divins, ainsi que les explications
qui en sont données du haut de la chaire.
Enfin, le Credo est l'expression de la croyance commune de tous les chrétiens, et il demande de notre part une foi vive, profonde , ardente, dont les accents seront sur nos lèvres, mais dont le sentiment sera surtout efficace et énergique dans uotre cœur et dans notre volonté. « Il faut croire de cœur pour oblenir la justice, et confesser la foi par les lèvres pour obtenir le saut. » (Rom., x, 10.)
& III. — Seconde partie de la Messe : l'Action Ou Sacrifice proprement dit. |
Division et explication : 4° Oblation ou cérémonies de l'Offertoire ; 2e le Camon dé la Messe; 3° la Consécration; 4° supplications et prières qui suivent.
3%. — Que renferme la seconde partie de la Messe, ou Action du sacrifice? £
La seconde partie de la Messe, qui constitue action ou le sacrifice proprement dit, contient les prières et cérémonies les plus essentielles. Nous les pouvons rapporter à ces quatre principaux chefs : 1° l'Oblation ; 90 le Canon: 3 la Consécration ; et 4°; tandis que Jésus- Christ est sur l'autel, des Supplications et prières.
I. Oblation. — 1° Après avoir salué les fidèles par le Dominus vobiscum, le célébrant les invite à prier : Oremus. Et il récite un verset ou prière que le chœur chante aux messes solennelles : c’est l'Offertoire.
Autrefois les fidèles avaient à cœur d'offrir eux-mêmes le pain et le vin qui devaient servir au sacrifice : le souvenir en est resté dans l'usage du pain bénit et de l'offrande, conservé aux messes paroïissiales.
do Le célébrantfaitensuite à Dieul’Oblation de l'hostie déposée sur la patène, pourses propresnégligences, pour tous les assistants, pour les vivants et pour les morts, ainsi que l’exprime la formule qu'il récite. — Puis, dans le calice il verse du vin et quelques gouttes d’eau. Ce mélange, ainsi que l’indiquent les paroles prononcées - par le prêtre, représente l'union de la nature divine et de la nature humaine en la personne de Jésus-Christ, et rappelle aussi le sang et l’eau qui s’échappèrent du cœur de Jésus, percé d’une lance. Le célébrant fait ensuite au milieu de l'autel l'Oblation du calice.
3° Aux Messes solennelles, il bénit l’encens, et enveloppe de sa fumée mystérieuse l'hostie et le calice, puis
la croix, l'autel et les reliques des saints : l'encens est le symbole de l'adoration et de la prière. On encense le
prêtre, les ministres, les fidèles eux-mêmes, par respect
pour leur dignité.
4° Passant ensuite au côté de l'Épitre, le célébrant se lave les mains : c'est pour lui rappeler la sainteté avec laquelle il doit offrir l'auguste sacrifice, ainsi que l'expriment les paroles du Psœume xxv qu'il réeite en même temps. Il essuie ses doigts avec le manuterge, et revient au milieu de l'autel renouveler l'offrande généralé du pain et du vin, par l'intercession des Saints; et se tournant vers les fidèles, comme pour prendre congé d'eux au moment où il vase plonger dans un mys térieux entretien avec Dieu, il leur demande d’unir leurs prières aux siennes, afin que son sacrifice soit agréable et accepté : c'est l'Orate, fratres. auquel l'assistance répond par le Suscipiat…
5° Le célébrant récite alors tout bas les formules appelées secrètes : ce sont des oraisons en nombre égal ‘ à celles qui ont été dites au commencement de la Messe, sous le nom de collectes.
IL. Canon de la Messe. — 1° Les prières du Canon ont pour introduction la préface : c'est une invitation que le prêtre fait aux fidèles d'élever leurs-cœurs vers Dieu et de lui rendre grâce. Elle à pour prélude un dialogue entre le célébrant et l'assistance ; puis, debout, les mains étendues en croix, le prêtre chante ou récite uné formule qui varie selon les temps ou les solennités et rappelle le mystère que l'Église honore. La préface se termine par le Sanctus, dont les paroles sont
emoruntées aux cantiques du ciel, entendus par le
prophète Isaïe, et re Benedictus, rappelant les acclamations que fit entendre le peuple hébreu le jour de l'entrée triomphante de Jésus dans Jérusalem.
90 Alors commence ce que dans le langage sacré on nomine l'action, acte par excellence du sacrifice. Les prières qui la composent s'appellent le Canon (du grec xavov, rêgle ); elles sont la régle invariable de la litur-
gie, qui ne change pas depuis que lès paroles de Jésus- Christ et les traditions apostoliques en ont fixé le texte.
Le prêtre les dit les mains étendues en croix, en souvenir de Jésus crucifié. Autrefois, par respect, la formule n'en était pas communiquée aux fidèles : aujourd'hui
encore le prêtre la récite à voix basse, afin de ne pas.
troubler l’universel recueillement.
Ces prières sont fort belles : le célébrant, d’abord, conjure le Père des miséricordes d’avoir pour âgréable l'offrande qu'il va lui présenter; puis, se souvenant de l'Église dont il est le ministre et le délégué, il appelle les bénédictions de Dieu sur le souverain Pontife, son chef universel, et sur l'Évêque du diocèse, ensuite sur les fidèles vivants et spécialement sur ceux qui ont été recommandés à sa prière, et pour qui le saint sacrifice est offert. — Pour donner à sa supplication plus d'efficacité, il appelle à son aide toute l'Église triomphante : la vierge Marie, les douze Apôtres, et les plus célèbres martyrs
‘de Rome. Cinq fois il trace le signe de la croix sur le calice et l’hostie, invoquant la toute-puissance de Dieu pour les changer au corps et au sang de Jésus-Christ.
III. La Consécration. — C’est la partie la plus essentielle de la Messe. Tout se recueille et se tait : le célébrant, incliné sur l'autel, tenant en main l’hostie, la bénit et prononce avec gravité la parole de Notre-Seigneur : « Ceci est mon corps. » Il fléchit le genoux en signe d’adoration, et il élève l’hostie sainte. C'est, 4° pour la présenter à l’adoration des fidèles; et 2 pour rappeler l'élévation du corps de Jésus-Christ sur la croix. Les fidèles, avertis par le son de la clochette, se prosternent et adorent.
Le prêtre prend ensuite le calice, le bénit et prononce la formule de la seconde consécration : « Ceci est le calice de mon sang, etc... » Il fléchit le genou, élèvé le calice, et présente semblablement le sang de Notre-Seigneur à l’adoration des fidèles.
Cette cérémonie de l'Élévation de l’hostie et du calice a pris son origine en France. à la fin du xu° siècle.
Elle fut instituée afin d'affirmer que le pain était consacré dès que les paroles oc est corpus meum, avaient été prononcées. Celte pratique fut adoptée dans toute l'Eglise au x1v° siècle.
Au siècle suivant, la guérre des hérétiques désolait la France : un monarque chrétien, Louis XII, voulut qu'on invoquât le secours de la sainte victime de nos autels : c'est l’origine du chant de l'O salutaris hostia, emprunté à une hymne de saint Thomas d'Aquin.
IV. Supplications et prières. — Maintenant que Jésus-Christ est sur l'autel, le prêtre, toujours les bras en croix, continue, avec les prières du Canon la supplication solennelle, — 4° Il rappelle à Dieu son fils immolé, hostie pure, sainte, immaculée, dépassant de l'infini les présents d’Abel, d'Abraham et de Melchisédech. C'est avec ce prix d’une inestimable valeur qu'il paye la dette de l’universelle reconnaissance.
90 Il s'incline profondément, en priant Jésus-Christ, qui est l’Ange de l'autel, de présenter lui-même à Dieu,
- sur l'autel sublime du ciel, l'offrande mystérieuse qui mérite aux fidèles toutes sortes de bénédictions.
3° De même qu'il a prié pour les vivants, le prètre rappelle à Dieu les âmes des défunts dans le Memento des morts, où il recommande particulièrement ceux pour lesquels le sacrifice est offert, et il sollicite pour tous le lieu du rafraîchissement, de la lumière et de la paix.
4 Enfin, le célébrant demande pour lui-même el pour les assistants, tous pécheurs, — Nobis quoque peccatoribus, ainsi qu'il le dit en se frappant la poitrine, — d'être un jour associés dans la gloire avec les saints Apôtres et les martyrs principaux de Rome, dont il énumère les noms. “
Toutes ces prières se terminent par l'invocation de Jésus-Christ, notre Médiateur tout-puissant, in vocation” qu'il accompagne de trois signes de croix sur le calice et l'hostie. Après quoi, découvrant le calice, et de la main droite tenant l'hostie sainte, il fait avec elle trois signes
de croix sur le calice et deux autres en avant, puis,
tenant toujours l’hostie de la main droite et le calice de
la main gauche, il les élève un peu l’une et l’autre, en prononçant ces dernières paroles : « À Dieu appartient tout honneur ettoute gloire, dans les siècles dessiècles. » Là finissent les prières du Canon.
CONCLUSION PRATIQUE
Le moment de la Consécration appelle surtout notre recueillement et notre foi. À la parole du prêtre, le ciel s'ouvre et Jésus- Christ descend. L'église est un nouveau Bethléhem : l'autel est la crèche où il repose. C’est aussi le Calvaire où il s'immole. Dans les saintes espèces, un admirable changement s'est opéré : « Les sens drompés, dit saint Thomas, voient, touchent ei goûtent le pain et le vin : mais la foi nous éclaire, et elle nous dit, avec le Roi-Prophèle : « Venez, adorons le Seigneur et prosternonsnous devant lui. » (Ps. xcrv, 6 ) C'est lui, en effet, que les anges adorent, lui que vénèrent tous les cœurs émus: C'est le moment d’adorer et de remercier, de sollieiter le pardon el de demander toutes les grâces : Va
Hostie salutaire, chante 1 Eglise, 6 vous qui ouvrez les portes du crel, de êruels ennemis nous assiègent : soutenez nos forces,
oréts-mous votre secours! (S. Thomas, Hymne Verbum su-
pernum.) = à
$S TV. — Troisième partie de la messe : la Conclusion du Sacrifice.
Division et explication : 4° Prières préparatoires à la communion ; 2° .com-
munion ; 8° l’action de grâces. — Prières et cérémonies complémentaires, 36. — Que renferme la troisième partie de la
Messe, ou conclusion du Sacrifice?
Fe La conclusion du Sacrifice, c'est la communion, c'est-à-dire l'acte dans lequel la victimeofferte, etensuite immolée, disparaît. — Mais cet acte important a sa préparation, et il a aussi son action de grâces. De là, trois parties dans cette conclusion : 1° prières préparatoires à la Communion; 2% Communion, et
3 action de grâces. — Enfin la Messe se termine par quelques prières et cérémonies complémentaires.
I. Prières préparatoires à la Commrunion. — La première de ces prières est l’oraison dominicale ou le Pater,que Notre-Seigneur lui-même nous a enseigné. Le prêtre le rappelle dans une petite préface; puis, les bras encroix, ilrécite, ou chanteaux Messes solennelles, cette admirable prière qui contient tout ce que nous pouvons désirer de meilleur pour la gloire de Dieu, et pour notre propreintérêt. Le peuple ratifie ces demandes en prononçant les dernières paroles : « Délivrez-nous du mal! »
20 Dans les prières qui suivent, il semble que le prêtre n'ait qu'un but : implorer le pardon, et par ce moyen obtenir la paix. Il la demande par l’intercession ‘de Marie, des saints Apôtres Pierre, Paul, Amndré, et de tous les Saints.
[1 l'implore par Ja victime qu’il tient entre ses mains, et, dans ce but, il brise l’hostie sainte en deux parties | égales,lesreposantsuccessivementsur la patène,après en avoirtoutefois conservé -ntresesdoigtsun fragment. qu'il laisse tomber dans le calice, en inxoquant le nom de Jésus-Christ Notre-Seigneur, et en souhaitant à l’assistance la paix. — Cette cérémonie de la fraction de l'hostie rappelle ce que fit le Sauveur dans la Cène, et représente la séparation du corps et de l'âme de Jésus-
Christ au moment de sa mort. — La portion mise dans le calice représente, au contraire, la réunion de l'âme et du corps, de Ja chair et du sang, dans la Résurrection,
30 Vient ensuite l'Agnus Dei, prière répétée par trois fois, en se frappant Ja poitrine, pour.demander encore le pardon et, une dernière fais, Ja paix.
X C'est le moment d'un recueillement plus profond.
Le prêtre, incliné, récite #roûs prières qui préparent immédiatement à la Communion. La première est encore pour demander la paix en faveur.detoute l'Église. Dans la Messe solennelle, le prêtre en transmet le symbole et le signe dans le baiser de paix que le diacre porte aux clercs, et qu'autrefois les chrétiens se transmettaient
aussi en témoignage de fraternité. Les deux autres prières sont pour le prêtre personnellement, qui demande à Dieu le pardon de ses fautes, l’union intime avec Jésus-Christ, et par cette union les secours nécessaires à l’âme et au corps.
IT. Communion. — Le prôtre fait la génuflexion, prend l’hostie de la main gauche, et, pénétré d’humilité et de confiance, il redit trois fois, en se frappant la poitrine avec la main droite, la parole du centenier de l'Évangile : Domine, non sum dignus... « Seigneur, je ne suis pas digne... » Puis, avec l'hostie sainte, il fait un signe de croix, et se communie lui-même en disant : € Que le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ garde mon âme pour la vie éternelle! »
Avec la patène il recueille les parcelles de l’hostie qui pourraient être tombées sur le corporal, et il les fait passer de la patène dans le calice, en récitant les paroles du psaume de David qui exprime la reconnaissance.
Avec le calice, il fait un signe de croix, en disant : «Que le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ garde mon âne pour la vie éternelle! » Et il communie : c'est la consommation du Sacrifice. Si des fidèles doivent communier, ils s’approchent alors de la sainte Table.
Par respect pour le sang précieux de Jésus-Christ, et pour que la moindre goutte n'en soit oubliée ou profanée, le prêtre fait verser un peu de vin dans le calice, le purifie une première fois, et boit ce vin : c'est la première ablution. Une seconde fois il fait verser sur ses doigts qui ont touché l’'hostie sainte, et dans le calice, un peu de vin et d’eau; il récite une prière et boit cette seconde ablution. — Sile prêtre devait dire une seconde Messe le même jour, il ne prendrait pas les ablutions, parce qu'alors il cesserait d’être à jeun. Dans ce cas, il les recueille en un vase, et les prend à la seconde Messe, ou bien il les verse dans la piscine.
IT. Action de grâces. — Aussitôt que le prêtre a pris les ablutions, il essuie le calice etle replace au milieu de l'autel, comme au commencement de la Messe. Alors on
da
reporte à droite du prêtre le Missel qui était à gauche : c'est pour rappeler qu'à la fin du monde l'Évangile, après avoir été porté aux Gentils, sera rendu aux Juifs, qui le recevront et se convertiront en foule.
Les prières de l'action de grâces comprennent :
1° L'antienne de la Communion : c'est un verset de psaume ou un fragment de la sainte Écriture , qui se chantait autrefois plus longuement pendant la communion des fidèles.
20 L'oraison ou les oraisons de la Postcommunion, où l’on remercie Dieu de ses bienfaits et en particulier du don de la sainte Eucharistie. Les oraisons de la Postcommunion sont en nombre égal à celui des Collectes et des Secrètes. AT
3° L’Ite, Missa est : c'est la parole par laquelle le prêtre, ou le diacre aux Messes solennelles, congédie l'assemblée. On y répond par les mots Deo gratias ; c'est un remerciement à Dieu. Dans les temps de pénitence, en Avant et en Carême, comme les fidèles étaient souvent retenus pour quelques exercices supplémentaires, on remplacçait l'Ite, Missa est par Benedicamus Domino, Cet usage a été conservé. Aux Messes des défunts le prêtre dit: Requiescant in pace, et l'on répond : Amen. Là s’arrêtait autrefois la Messe.
TV. Prières et cérémonies complémentaires. — Depuis longtemps on a fait à la Messe trois additions :
La première date du x°sièele.C’estune prièrecommençant par le mot Placeat, que le prêtre dit au milieu de l'autel et dans laquelle il demande encore une fois à Dieu d'avoir pour agréable le sacrifice qu'il vient de lui offrir.
La deuxième addition est la bénédiction du prêtre. Primitivement les mvêques seuls donnaient la bénédiction après la Communion. Au xr° siècle l'usage s'introduisit, pour les prêtres, de la donner également, mais d’une facon moins solennelle, à voix basse, et par un seul signe de croix. Get usage est devenu universel. — Cette bénédiction ne se donne pas aux Messes des morts.
La troisième addition est d’origine privée et fat
demandée mainte fois par la dévotion spontanée des fidèles, dès le xi° siècle : c’est la récitation du commencement de l'Evangile selon saint Jean. L'apôtre y rappelle la génération éternelle du Verbe et son Incarnation : c'est donc une sorte de profession de foi en ces grands mystères que le prêtre récile avant de quitter l'autel où s’est accomplie la merveille d'une nouvelle Incarnation. — A certaines messes de ‘dimanches ou de féries, cet Évangile est remplacé par celui du jour, quand une fête d'un ordre plus élevé en a pris la place dans l'office. On répond au dernier Évangile par le Deo gratias, qui est un remerciement final
à Dieu pour toutes les grâces reçues dans le saint sacrifice !.
} CONCLUSION PRATIQUE
Dans les anciens sacrifices, la consommation s'accomplissait par l’acte de brûler la victime, ou d'en manger les chairs. Dans le sacrifice chrélien, la victime disparaît dans l'acte incomparable de la Communion : le Prêtre doit nécessairement commu nier, manger la chair et boire le sang du Christ immolé. Les fidèles , eux aussi, sont appelés à consommer le sacrifice par Ja Communion, et Ja joie de l'Église serait de les voir, en grand nombre, participer à la Table sainte.
N° assistons jamais à la sainte Messe sans communier, sinon en réalité, comme il serait préférable, au moins en désir et sptrituellement. Suivant une révélation, Notre-Seigneur reçoit dans un vase d'or nos communions réelles, et dans un vase d'argent nos communions spirituelles, bien précieuses encore.
Enfin, ne quittons point le saint autel sa. avoir demandé à Dieu le pardon des distractions et des négligences que nous avons eues pendant la sainte Messe, sans implorer les secours nécessaires pour bien passer la journée et la semaine, sans remercier Notre-Seigneur de toutes les grâçes dont la Messe est pour nous la source inépuisable.
1 Depuis l’année 1881, S. S. le pape Léon XIII a fait à la Messe basse une nouvelle addition, non encore définitive, qui a pour but d'appeler sur l'Église la protection de la sainte Vierge et de saint Michel. Elle consiste dans la récitation de trois Ave Maria, du Salve Regina avec une Oraïson et d'une prière à l’archange saint Miche], protecteur de l'Église et de la France. (300 jours d’indulgence.)
S I. — Des offices en général.
L'Office divin et ses différentes parties. — Prières de l'Office ae nuit et de Heures du jour. — L'assistance à l'Office divin.