Qu'entend-on par l'année chrétienne
On entend par l'année chrétienne la succession des jours, des fêtes et des grandes époques religieuses que l'Église sanctifie chaque année.
L'année chrétienne n’est pas seulement comme l'année astronomique ou civile une succession de jours semblables et égaux : elle amène avec elle des souvenirs et des anniversaires qui sont chers à la mémoire des chrétiens. Elle ne commence pas, non plus, à la même époque; c'est au premier Dimanche de l'Avent, que s'ouvré l’année liturgique. La semaine, qui est d'institution divine, est demeurée la base de la division du
temps, mais l'Église ne connait pas le partage en mois ou en saisons absolument régulières : elle divise l’année chrétienne en grandes époques qui rappellent des” périodes de sanctification diverse; et enfin des fêtes plus ou moins solennelles viennent rompre la monotonie des jours uniformes.
Le but de l'Église, dans ces différentes institutions, à été : 1° de nous instruire et de nous sanctifier en faisant passer successivement devant nos yeux les mystères et les enseignements de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et les exemples de la très sainte Vierge et des Saints; 2°en donnant au culte plus de variété, de soutenir l'attention et la piété, et en sanctifiant aussi certains jours avec
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plus de lente, de procurer des joies saintes au
peuple chrétien cent fois plus avide et plus heureux des fêtes religieuses que des réjouissances profanes par lesquelles on essaye de le distraire.
A9. — Parlez-nous d'abord des jours de l’année chrétienne?
Pour le chrétien qui.a l'intelligence de sa religion, l'Église veut que chaque j jour de l’année soit un jour de fête. — Le paganisme avait consacré chaque jour de la semaine aux divinités qu'il faisait présider au cours des astres, et nos jours ont conservé les noms de cette attribution profane. Le premier jour, dont nous avons fait le dimanche, était dédié au soleil ; lé second jour, lundi, à la lune; le troisième, mardi, à Mars; le quatrième, mercredi, à Mercure ; le cinquième, jeudi, à Jupiter; le sixième, vendredi, à Vénus ; et le septième, samedi, à Saturne.
L'Église désigne:tous les jours de la semaine par le mot de férie (du latin feria) qui veut dire à la fois fête etrepos :‘fête ou joie de l’âme, repos du travail de désordre et de péché. Le premier-jour ou férie première, est le dimanche (Dies dominica, jour du Seigneur), consacré au culte de l’auguste Srènité. Chacune des autres féries :a aussi sa dévotion:spéciale : la deuxième est dédiée maintenant aux saints Anyes ; da troisième aux saints Apôtres ; la quatrième à saint Joseph; la cinquième au saint Sacrement ; la sixième à la Passion, et la septième à la très sainte Vierge.
Puis, indépendamment de ‘cette attribution particulière, chaque jour du mois-est consacré à l’un des Saints du ciel dont l'Église a inséré le nom au martyrologe, c’est-à-dire au calndtier des Saints qui peuvent être honorés d’un culte public.
Nous avons fait connaître ailleurs la distinction entre