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Nestorius, patriarche de Constantinople, qui prétendait qu'en Notre-Seigneur il y avait une persunne divine
et une personne humaine, et que la Vierge Marie -
n'était mère que de cette dernière, — L' ÉNangile nous montre au contraire, en Jésus-Christ, une seule et même personne, l'appelant tantôt Fils de l'homme et tantôt Fils de.Dieu : c'est bien la même individualité toujours, le même qui est né et qui a souffert, qui a fait des miracles et qui est mort; et celle qui fut sa mère doit, en vérité, être appelée Mere de Dieu, a elle est mère de J'ésus- Christ, qui est Dieu.
. IV: En Jésus-Christ ily a deux natures distinctes, et aussi deux volontés, et deux opérations. — C'est enseignement du concile de Chalcédoine (451) contre Eutychès, moine de Constantinople, qui, dans son ardeur à défendre l'unité de personne ; tomba dans un excès opposé et enseigna l'unité de nature, prétendant que la nature humaine, était absorbée par la nature divine. Non, les deux natures subsistent, distinctes, sans confusion ni mélange, après l'union hypostatique. Ceci résulte de ce que nous.avons dit plus hant des deux natures. Par conséquent aussi, — et contrairement à ce que prétendaient Sergius et les monothélites, partisans d'une seule volonté, condamnés au troisième concile de Costantinople (680), — les deux volontés et les deux opérations de la nature divine et de la
nature humaine subsistent distinctes et non confon-
dues. Sans doute, en Notre-Seigneur, la volonté humaine état soumise à la volonté divine, mais on les voit bien distinctes dans la prière au jar din des Olives: « Mon Père, que votre volonté se fasse, et non la mienne.» (S. Luc, x.) De mème, les deux opérations ne sont pas confuses : la nature divine se manifestait par les miracles, la Transfiguration, la Résurrection, l'Ascension ; et l'opération humaine se traduisait par des actes qui appartiènnent essentiellement à notre nature, tels que manger, boire, dormir, souffrir, mour:r..
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vo" X x 5 \ dre n - DU SYMBOLE DES APOTRES 57
Les deux natures divine et humaine étant unies en votre per- |
5 - sonne, Ô Jésus mon Sauveur, tous vos acles, Ÿos paroles, vos
souffrances et principalement votre mont, sout d'un prix infini, et je puis dire dê vous : « Mon: Dieu m'a aimé, il & souffert el il est mort pour moi !...» Quelle ne doit pas être ma reconnaissance ! AD
Par une autre conséquence, 6 Jésus, tout ce qui appartient à votre humanité, votre chair et votre sang sont adorables... Je puis et je dois leur rendre le culte suprême de l’adoration qui apparlient à Dieu. Et c'est pourquoi, avec l'Église catholique, ma mère, j'adore d'un vrai culte de latrie votre corps sacré dans la très sainte Eucharistie, puisque la sainte Eucharislie, c’est vous !.. Pour lesmêmes raisons, je rends un culle à votre-sacré Cœur, parce qu’il fut substantieklement uni à votre personne divine et qu'il a été tout à la fois la source du sang divin qui m'a racheté et l'organe de l'amour incomparable que vous avez .
: eu pour moi.
$ IL. — De la Vierge Marie.
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La sainte Vierge. — Ses quatre grandes prérogatives : 1° Immaculée: Conception ; 2° Maternité divine; 3 Virginité perpétuelle ; 4° Assomp-
tion.
43. Faites connaître la sainte Vierge Murie et ‘ses prérogalives. | Marie était une humble fille de la tribu de Juda ; sa famille, bien que déchue, descendait de la race royale de David. Des traditions nous disent que son pèrecet sa mère se nommaient Joachim et Anne: que, dès l'âge de trois ans, elle avait été offerte à Dieu dans le temple de Jérusalem, et qu’elle y était demeurée. De pieuses femmes, consacrées à ce ministère, avaient pris soin, de soù enfance, formant son esprit à la science divine et son cœur à la pratique de toutes les zertus. Elle resta confiée à leur sollicitude jusqu’à l’époque où elle fut donnée en mariage à un vertueux époux, humble comme elle, et qui s'appelait Joseph.
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| CE RO A CU PA ON TAN 58 PREMIÈRE PARTIE dt ue LU
Dieu, qui destinait Marie a être la Mère de Notre- Seigneur Jésus-Christ, l’avait favorisée de toutes les grâces, et elle était la plus & sainte de toutes les créatures.
L'Églisé reconnaît à la très sainte Vierge quatre grandes prérogatives, qui ont été le fondement de sa ” sainteté et de sa gloire : 4° l'Immaculée Conception ; 2° la Maternité divine; 3° la Virginité perpétuelle, et 4 F'Assomption glorieuse.
I. L’Immaculée Conception. — Par ces paroles, on entend que la Vierge Marie, par une faveur spéciale et en vue des mérites futurs de son divin Fils, a été préservée du péché originel dès le premier instant de son existence. — N'ayant pas eu la faute originelle, elle n'en a pas ressenti les suites ; son intelligence n’a pas été, comme la nôtre, environnée des ténèbres de l'ignorance, sa volonté n'éprouvait pas le penchant au mal, son cœur ignorait la concupiseence. — C'est là un dogme de foi, défini par le souverain Pontife Pie IX, en 1854, en présence de plus de deux cents évêques. Toutefois ce n'est point une vérité nouvelle. Déjà auparavantc’étaitla croyance générale de l'Église, fondée sur la sainte Écriture. L’inimitié que Dieu avait mise au commencement entre le serpent et la femme ne devait-elle pas, pour être complète, exclure tout péché, et même la faute originelle ?
L'Ange, en saluant Marie « pleine de grâces, bénie entre toutes femmes », ne la proclamait- -il pas plus sainte que notre première mère ?
Ainsi le pensait la tradition, et à son tour la raison semblait réclamer que celle qui devait donner naissance à Jésus-Christ, la sainteté même, ne fût jamais un seul instant sous la puissance du démon, qui en eût fait un éternel reproche au Fils et à la Mère.
Il. La Maternité divine. — Ce privilège découle de ce que nous avons dit : Marie étant la vraie mère de Jésus, lequel n’est qu'une personne en deux natures, elle peut et doit être appelée Mère de Dieu. C'est là une prérogative que la sainte Vierge ne partage avec
aucune créature, et l’Église l’a solennellement recon-
nue, contre Nestorius, dans le concile d'Éphèse (431).
III. La Virginité perpétuelle. — On veut dire par ces paroles que la sainte Vierge ayant enfanté Notre- Seigneur d’une façon miraculeuse, après l'avoir conçu par l'opération duSaint-Esprit, est demeurée foujours vierge, après comme avant cet enfantement divin. — Dès la fin du 1v° siècle, un concile de Milan (390) proclamait cette doctrine, qui est celle de toute l'Église.
Saint Joseph, époux de la sainte Vierge, n’est pas le père. de Notre-Seigneur ; il n’a été que son gardien et père nourricier, et c'est à cause de ce dévouèment qu'il est improprement äppelé son père.
IV. L'Assomption glorieuse. — C’est la croyance de l'Église, — sans que toutefois elle ait fait de ce point un dogme de foi, — que la très sainte Vierge, étant morte à Jérusalem, fut immédiatement ressuscitée et enlevée dans le ciel par les Anges, avec son corps et son âme. Ce glorieux anniversaire est un des objets de la fête du 15 août.
CONCLUSION PRATIQUE
Avec toutes ces prérogatives, Marie nous apparaît comme le : type merveilleux et idéal qu'entrevit saint Jean dans son Apocalypse : « Elle était environnée du soleil comme d'un vêtement; la lune était sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles illuminait son front. » Aimons à saluer cette belle vision en lui redisant avec lransport les paroles de l'ange Gabriel : Je vous salue, Marie.
Lorsqu'en 1858 l'augusle Vierge posa son pied sur notre sol de France, dans la montagne de Lourdes, elle se révélail par son plus beau privilège : Je suis, dit-elle, l’Immaculée Conception. Ce sera répondre à ses avances et mériter ses faveurs que de lui redire souvent: O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !
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$ III. — Vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
I. Vie privée : naissance ; premières années ; vie cachée à Nazareth. —
I Vie publique : choix des Apôtres ; prédication de l'Evangile. — Miss .
sion divine confirmée : 4° par l accomplissement des prophéties ; 2° par la sublimité de la doctrine ; 3° par les miracles.