Î. — VIE PRIVÉE DE NOTRE-SEIGNEUR
44. — Racontez la naissance et les premières années de Jésus-Christ. /
Notre-Seigneur Jésus-Christ vint au monde à Bethléhem, dans une étable, le jour de Noël, 25 décembre de l’an du monde 4004, selon la chronologie la plus ordinairement suivie {.
Pour obéir à un ordre de l'empereur romain César- Auguste, qui prescrivait le recensement de ses États, avec injonction de se faire inscrire dans le pays d’où l'on état originaire, Marie et Joseph, qui habitaient Nazareth, se rendirent à Bethléhem, petite ville de la Judée et cité de David, leur ancêtre commun. Ce fut là que dans la nuit, au sein de la pauvreté, dans une étable abandonnée où ils avaient dû chercher un refuge, naquit l'Enfant Jésus, le Sauveur promis au monde,
Des anges l’annoncèrent aux bergers dans la plaine, et ceux-ci vinrent les premiers adorer dans la crèche leur libérateur. Une étoile le fit connaître en Orient à des rois ou Mages, qui vinrent le reconnaître, l’adorer et lui offrir leurs présents : de l'or, de l’encens et de la myrrhe. (Fête de l'Épiphanie, 6 janvier.)
. Huit jours après sa naissance, l'Enfant fut circoncis et appelé Jésus. — Le quarantième jour, selon que le prescrivait la loi de Moïse, il fut présenté au temple, en même temps que Marie accomplissait pour elle la cérémonie légale de sa purification (2 février). —
{ Voir la note sur la Chronologie biblique, n 51.
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C'est alors qu'eut lieu la rencontre du saint vieillard Siméon et de la prophétesse Anne.
La sainte famille se trouvait encore à Bethléhem, quand la persécution d'Hérode la contraignit de chercher un refuge en Égypte. C'est ainsi que l'Enfant Jésus échappa au massacre des Innocents.
. ‘Les premières années du Sauveur s’écoulèrent dans l'exil. Quand Héroce fut mort, la sainte famille revint se fixer à Nazareth. C’est là que Jésus grandit en âge et en sagesse devant Dieu et devant les hommes.
5. — Faites connaître la vie cachée de Jésus à Nazareth. #
On appelle vie cachée le temps que Jésus passa à Nazareth depuis son retour d'Egypte, vers l’âge de six. “ou sept ans, jusqu'à trente ans, époque où commence sa vie publique.
La piété, la prière et le travail occupèrent les premières années de l'Enfant-Dieu. Il ne se distinguait “en rien des autres enfants, si ce n’est par une conduite plus exemplaire, - A douze ans, se place un épisode de sa vie cachée : conduit à Jérusalem par Marie et Joseph pour les fêtes de Pâques, l'Enfant Jésus y demeura sans que ses parents connussent ce qu'il était devenu. Au bout de trois jours d'angoisses et de recherches, ils le retrouvèrent dans le temple, au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. Jésus donnait ainsi l'exemple de la fidélité aux ordres de Dieu, du zèle qu'il faut mettre à l'étude de la religion. et de la préférence que l’on doit donner à Dieu sur les affections mêmes de la famille. * Rentré à Nazareth, Jésus « était soumis, et il obéissait »; c’est tout ce qu’en dit l'Évangile. La tradition ajoute qu'il aidait saint Joseph, son père nourricier, dans l'humble profession de charpentier, nous apprenant par ses exemples la vie pa ivre, humble et laborieuse. Il pouvait avoir de dix-hriit à vingt ans, d'autres disent trente, quand saint Joseph mourut; Jésus, son
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fils adoptif, lui ferma les yeux, et He LAEe l’âge de) trente ans il demeura le soutien de Marie. ‘4 IT. — VIE PUBLIQUE DE NOTRE- SEIGNEUR E.
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46. — Rapportez les principaux événements de la vie publique de Jésus-Christ.
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On nomme vie publique de Notre - Seigneur les trois. dernières années de son existence ici-bas, qu'il consacra à la prédication de l Évangile. |
- À l’âge de trente ans, Notre Seigneur Jésus- Christ" . reçut le baptême, de saint Jean, dans le fleuve du Jourdain. La voix divine, qui se fit entendre en cette. circonstance solennelle, inaugura son ministère public.
Toutefois, pour se préparer à sa mission, le Sauveur se retira d’abord dans le désert, où il jeûna pendant # quarante jours, voulant par là nous enseigner l'esprit M de pénitence qui convient à sa religion. Après ce jeûne, # il consentit à être tenté par le démon, pour nous mon- # trer comment on lui résiste. ï
Au sortir du désert, Jésus se choisit ses premiers « disciples : Simon- Pier re, qui devait être leur chef, et 4 André son frère ; puis Jacques et Jean, tous deux file de Zébédée, tous pêcheurs recueillis sur les bords du lac de Génésareth : ; Philippe, Barthélemy, Thomas, Matthieu le publicain; Jacques, fils d'Alphée; Thaddée, Simon le Chananéen et Judas Iscariote, com-% plétèrent le nombre de douze apôtres. \
Notre-Seigneur commença par les instruire de las religion qu'il apportait au monde. Il parcourait avec. a eux les provinces de la Galilée et de la Judée, faisant | mème quelques excursions sur les confins du pays de Chanaan. Il leur c communiquait l'Évangile, la bonne nouvelle, annonçant qu'il était le Fils de Dése. le Sau-* veur ou le Messie attendu depuis le commencement du monde et venu pour racheter tous les homnv”
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… 47. — Comment Notre-Seigneur Jésus-Christ prouvait-il sa mission divine ?
Notre-Seigneur prouvait sa mission divine : 1° En accomplissant les prophéties qui le concernaient et qui prédisaient à l'avance l’époque de sa venue, son origine de la tribu de Juda, sa naissance à Bethléhem, sa
assion, sa mort, sa résurrection, enfin la réprobation des Juifs et la vocation des Gentils.
2° En prêchant une doctrine toute divine et en se montrant l'exemple de toutes les vertus. Il commençait par donner l'exemple, puis il enseignait. Il aimait à rendre sa doctrine accessible à tous par la clarté et la simplicité, et il instruisait souvent par des paraboles. Les plus remarquables sont celles de la Semence, du “Grain de sénevé, du Samaritain, du bon Pasteur,
de l'Enfant prodigue.
3 Il confirmait sa doctrine par de nombreux mi- “racles. Parmi les plus éclatants, on place la multiplication, dans de désert, de cinq petits pains qui suffirent à nourrir cinq mule personnes ; Un grand nombre de guérisons de maladies et de possessions du démon;
celles de l'aveugle-né et du paralytique de la piscine ‘
- probatique firent surtout impression dans le peuple. ‘On cite encore trois résurrections opérées par Notre- Seigneur : celles du fils de la veuve de Naïm, puis de la fille de Jaïre, chef de la synagogue, et celle de Lazare, accomplie si solennellement quelques jours avant ]a Passion. Enfin, Jésus-Christ devait mettre le sceau -j fous ces miracles par le prodige plus merveilleux encore de sa propre Résurrection.
CONCLUSION PRATIQUE
Alors même que nous n’aurions pas tous les autres témoignages qui attestent la divinité de notre sainte religion, l'enseignement et les œuvres de Jésus-Christ suffiraient pour exciter notre admiration et nous faire tomber à genoux. Quelle doctrine que la sienne ! Où trouver une notion aussi claire et aussi sublime sur
BA ED) PREMIÈRE PARTIE re
Dieu, sur notre âme, sur nos devoirs, sur la vic future ? Où ren= ; contrer une morale aussi belle el aussi purc ? Les philosophes de l'antiquité eussent été ravis d'avoir un tel Maître... Et, à côté de.ses leçons, quels exemples d'humilité, de dévouement, de charité, de palience et de résignalion ! Ê
O Jésus, il ne nouë a pas été donné d'entendre vos OL ni de contempler ves œuvres; mais i: nous reste l'Évangéle..: C'est dans ce livre incomparable que nous irons chercher ce que nous sommes sûrs de renconirer : vos enseignements et vos exemples,
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à | Division des matières.
AS. — Que nous apprend le quatrième article du
Symbole? ".; |
Ï1 nous apprend les vérités qui ont trait à la Passion - de Notre-Scigneur et à sa mort sur la croix, ainsi que - les faits qui ont suivi sa mort jusqu'au moment de la résurrection. Nous résumerons les enseignements qui “découlent de cet article en le partageant en trois para «graphes, où nous parlerons : 1° de La Passion et de la
- mort de Notre-Scigneur Jésus-Christ ; 2 du mystère
» de la Rédemption, qui en a été la conséquence ; et » 3° de la Sépulture de Notre-Seigneur; c’est pendant sa . durée qu’eut lieu la descente de son âme aux enfers.
8 I. — De la Passion et de la mort de Jésus-Christ.
Le Jeudi saint. — Lé Vendredi saint: divers interrogatoires ; la flagels lation ; le crucifiement.— Incidents remarquables. 9. -— Racontez les principales circonstances, de:
la Passion de Notre-Seigneur.
Les bienfaits répandus. par Notre-Seigneur Jésus- | Christ, l'éclat de ses miracles et la sainteté de toute sa
vie, Et excité l'envie et la haime des Juifs, -et par
Li pass
> iculièrement dés Pharisiens et des prêtres @e Ja loi. “ Ils avaient résolu sa perte, et la négocièrent avec Le traître Judas.
La Passion commença le Jewdi saint, au soir.
Ce jour-là, Notre-Seigneur célébra pour la dernière fois la Pâque avec ses apôtres, et il instilua La divine Eucharistie. La nuit étant venue, il se retira au Dre des Oliviers pour y prier, et ses apô-
(TERME An PREMIÈRE PARTIE x
tres le suivirent; mais ils se tenaient à distance pendant qu'il priait, prosterné contre terre et répandant une sueur de sang. C'est le moment
que Judas avait choisi pour le livrer aux prêtres
juifs et aux Pharisiens. Une troupe de soldats et de furieux se saisit de Notre-Seigneur et l’emmena, ce même soir, chez le grand prêtre Caïphe. Jésus passa la nuit dans un corps de garde, entre les mains de soldats qui l’insultèrent, lui crachant au visage et lui donnant des soufflets, avec cette insulte : « Devine qui ta frappé. »
Le lendemain, Vendredi saint, dès le matin, Notre- Seigneur fut conduit chez le gouverneur romain de la Judée, Ponce Pilate, qui l'intorroges et le reconnut innocent. Mais ce faible juge n'osa point l’absoudre. Apprenant que Jésus était originaire de la Galilée, il
le renvoya à son souverain légal, Hérode, roi de Ga
lilée, qui pour lors se trouvait à Jérusalem. Hérode interrogea Notre-Seigneur. Voyant en lui un prince simplement curieux et superbe, Jésus refusa de répondre. Pour ce motif, on le revêtit de la robe des insensés, et on le renvoya à Pilate.
Celui-ci fit un nouvel interrogatoire qui n’apporta pas d’autres preuves de culpabilité. Mais, pour plaire à la foule qui demandait la mort de Jésus, Pilate le condamna au cruel supplice de la flagellation. Il Jui fit mettre ensuite une couronne d’épines sur la tête et un roseau à la main, signe dérisoire de sa royauté, et le présenta aux Juifs, croyant les apitoyer sur la victime; mais ils demandèrent à grands cris sa mort. Pilate essaya encore de le sauver, en profitant de la liberté qu'il avait de délivrer un coupable, à l’occasion de la fête de Pâques. « Lequel, dit-il, voulez-vous que je vous délivre, de Barabbas, — celui-ci était un insigne malfaiteur convaincu de meurtre, — ou de Jésus, qui est appelé le Christ? » La foule s’écria : « Délivrez-nous Barabbas ! » Voyant qu'il ne gagnait rien, Pilate leur abandonna Jésus pour être crucifé.
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DU SYMBOLE DES APOTRES 67 Le Sauveur fut chargé d’une lourde croix et conduit . hors de la ville, à la montagne du Calvaire; là on le - crucifia entre deux malfaiteurs. Il était midi. Après trois … heures d’agonié#Jésus expira en jetant un grand cri. . Chaque année, le Vendredi saint nous rappelle ces . impérissables souvenirs.
: 50. — Qu'arriva-t-il de particulier à la mort de
. Notre-Seigneur Jésus-Christ?
Pour Jésus, comme pour tous les hommes, la mort
amena une séparation de son âme et de son corps. … Mais la divinité qui était inséparable de sa personne - demeura unie au corps et à l'âme, quoique séparés l’un de l’autre. En sorte que l’âme unie à la divinité pouvait recevoir les adorations des anges, et le corps “ lui-même, demeurant uni à la divinité, pouvait rece- { voir les adorations que l'on rend à Dieu.
4 Au moment de la mort de Notre-Seigneur, pour » attester la grandeur de l'événement qui venait de s’ac- > complir, le soleil s’obscurcit; puis la terre trembla, les rochers se fendirent, et on voit encore sur le Calvaire des traces de ces bouleversements. Enfin, des morts ressuscitèrent et apparurent dans la ville sainte pour affirmer que la Rédemption était accomplie.
CONCLUSION PRATIQUE
Quand/nous sommes en présence du Crucifix, considérons-le attentivement... Regardons le Sauveur attaché à la croix : ses | pieds et ses mains percés de clous, sa tête couronnée d'épines, son côlé ouvert par la lance du soldat... Arrêtons-nous à ce spec- * tacle, et demandons-nous ce que Jésus-Christ a dù souffrir. Puis, > comme saint Paul, disons-nous à nous-mêmes, car c’est l’absolue … vérité : « Le Christ a été mis à mort pour moi, et à cause de mes péchés. » Oui, pour moi, comme si j'avais.été seul pécheur dans le monde, ayant besoin de rédemption. Ces réflexions conviennent surtout quand on se prépare à la confession.
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L e L is } 4 gl A, L Fe s Ë 68° PREMIÈRE PARTIE | Le
& II. — De la Rédemptien,.
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Idée précise de la Rédemption.— Ses quatre qualité és
elle a été : 4° réelles 2 libre; 3° surabondante ; 4° univ 5
GA. — Qu'est-ce que le mystère de la Rédemption?
Le mystère de la Rédemption est, le mystère de
Notre-Seigneur Jésus-Christ mort sûr Ja croix pour racheter tous les hommes. |
L’humanité déchue avait ce problèmé à résoudre : trouver entre le ciel et la terre un médiateur assez grand, une victime assez sainte pour expier le crime de la terre et apaiser le ciel irrité. Le péché d'Adam, notre premier père, et tous les péchés qui avaiént suivi, constituaient en quelque sorte une offense infinie, car l’étendue d’une offense se mesure sur la condition de la personne offensée et sur la bassesse de la ‘personne qui commet l'offense. L'injure faite à Dieu par le péché de l'homme avait donc quelque chose d’infini: Or l’homme, simple créature bornée, finie et coupable, ne pouvait offrir à Dieu une réparation infinie, égale à l’offense. Notre-Seigneur Jésus-Christ est venu : il a pris notre nature, afin d'assumer la responsabilité de la race HE Égal en toutes choses à son Père, innocent, saint et bot comme Jui, Dieu et homme Lo ensemble, il s’est mis à notre place, il a satisfait pour nous; il a offert ses œuvres qui étaient d'un prix infini, sa prière, son travail, ses souffrances, sa mort; et dès lors la réparation étant absolument égale à l’offense et infinie comme elle, il nous a rachetés : c’est ‘là ce qu’on nomme le mystère de la Rédemption.