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Parlez-nous du culte de la Croix

La Croix qui a servi au supplice de Notre-Seigneur avait été enfouie dans la terre, sur ia montagne même du Calvaire. Des fouilles, ordonnées par sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, amenèrent la découverte de la vraie Croix. On en célèbre l’anniversaire dans la féte de l'Invention de la sainte Croix. Dès lors elle commença d’être l’objet d’une grande vénération. Sur ce bois s'était accompli le mystère de notre rédemption; Jésus-Christ l'avait sanctifiée de son contact et teinte de son sang : elle était donc la

plus précieuse de toutes les reliques. Plus tard, au

vire siècle, la vraie Croix tomba au pouvoir de Chosroès, roi de Perse. Mais Héraclius, empereur de Constant nople, en obtint la restitution. Il voulut en personne la reporter avec pompe dans le lieu même d’où elle

avait été enlevée, c'est-à-dire dans l'église de la Résur-

rection, à Jérusalem (628). C’est l'anniversaire de cette solennité que l’on célèbre sous le titre d'Exaltation de la sainte Croix, le 14 septembre.

Dès la découverte de la vraie Croix, on considéra comme un bonheur et une richesse d'en posséder quelque fragment, et l’on rendait à ces pieuses reliques un culte spécial. Ce n'est pas assurément l’adoration du bois, mais de Celui qui est mort sur la Croix, et c'est dans ce sens qu’il faut entendre l'expression reçue : adoration de la Croix.

Sur le modèle de la croix du Sauveur ont été faites d’autres croix de bois, de métal, etc. Celles-là ne sont point des reliques ; mais à cause du souvenir qu'elles rappellent, elles méritent aussi notre respect et notre vénération.

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