‹ Le catéchisme romain (volume 2)Chapitre 102 sur 179 · Const. Dei Filius., c. iv, can. 2. — a. Col · texte numérisé non relu

Const. Dei Filius., c. iv, can. 2. — a. Col

reuse ou erronée, intéressant directement la foi. Et si un tel cas se présente, c'est le droit et le devoir de l'Eglise, à raison de sa mission divine, de signaler le danger et de condamner l'erreur, pour maintenir intact et inviolé l'enseignement divin. C'est un droit qu'elle a toujours revendiqué, un devoir qu'elle n'a cessé de remplir depuis son origine, droit et devoir, que le concile du Vatican a revendiqués de la manière la plus expresse.

La véritable science n'a pas à s'offusquer d'une pareille intervention de l'Eglise ; c'est la fausse science seule qui est en cause, et uniquement dans ce qui touche à la foi ; car l'Eglise n'a pas pour mission de faire de la science pour de la science ; elle ne s'occupe de la science que dans la mesure où celleci aborde et tranche témérairement des questions, qui intéressent trop intimement la révélation, et dans lesquelles elle n'a ni compétence ni garantie.

3. Il arrive parfois que des opinions contraires aux conclusions théologiques se manifestent et sont par là même erronées ou téméraires. Vis-à-vis d'elles, l'Eglise a le droit et le devoir de se prononcer comme vis-à-vis des opinions hérétiques, et pour les mêmes raisons. Mais il n'est pas de foi catholique que l'Eglise possède ce droit ; ce point n'a pas été tranché par le concile ; le seul point défini, c'est le droit de l'Eglise pour les cas où la fausse science, directement opposée à l'enseignement révélé, est hérétique. Mais les principes invoqués ont toute leur force vis-à-vis des opinions qui, sans être hérétiques, sont erronées ou téméraires, parce que, virtuellement, elles sont contraires à la révélation. Et tout porte à croire que si le concile avait pu achever ses travaux, ce point particulier eût été défini comme l'autre. Quoi qu'il en soit, l'autorité de l'Eglise s'étend à tout ce qui touche directement

ou indirectement à la foi, et ce n'est pas seulement une autorité disciplinaire, c'est aussi une autorité doctrinale : elle peut proscrire toute opinion contraire à une conclusion théologique.

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