Rom., xi, 33. — 5. Rom., m, l\. — 6. Joan., xiv
7. Psal., xlvii, n. — 8. Psal, cxliv, 16. — 9. PsaL, cxxxvin, 7-10.
l'existence de dieu d'après le catéchisme 385
Et Dieu nous dit lui-même : « Est-ce que je ne remplis pas le ciel et la terre (i) ? »
« Telles sont les grandes idées que les philosophes eux-mêmes se sont formées de la nature divine, en considérant les effets sensibles de ce monde, et qui sont conformes à l'autorité des Livres saints. Et cependant pour sentir combien nous avions besoin, même à cet égard, de l'enseignement céleste, il suffît de remarquer que la foi n'a pas seulement pour effet de faire connaître promptement et sans peine aux plus ignorants et aux plus grossiers ce que des philosophes si savants n'ont connu qu'après de longues éludes, mais encore la connaissance qu'elle nous donne des choses est beaucoup plus certaine, plus pure et plus exempte d'erreur, que si elle venait des raisonnements delà science humaine. Et d'ailleurs quelle différence entre la contemplation de la nature, qui ne peut pas faire connaître Dieu à tout le monde, et la lumière de la foi qui le révèle infailliblement à tous ceux qui croient.
« Or tout ce que nous connaissons de Dieu par la foi est renfermé dans le symbole. Nous y trouvons l'unité de l'essence divine et la distinction des trois personnes. Il nous apprend que Dieu est la fin dernière de l'homme, et que nous devons attendre de lui un bonheur céleste et éternel, suivant ce qu'enseigne saint Paul, que Dieu récompense ceux qui le cherchent (2) ; et comme l'avait dit longtemps avant lui le prophète Isaïe, depuis l'origine des siècles, les hommes n'ont point conçu, l'oreille n'a point entendu, aucun œil n'a vu, excepté vous, Seigneur, ce que vous avez préparé pour ceux qui vous aiment (3) ; paroles qui nous montrent non seulement la grandeur des biens qui nous attendent, mais qui font voir encore