‹ Le catéchisme romain (volume 2)Chapitre 148 sur 179 · Psal.t exi, 8. — a. Psal, cxliv · texte numérisé non relu

Psal.t exi, 8. — a. Psal, cxliv

est l'expression de son être, qu'il possède en vertu de sa nature et par laquelle il fait toute chose. Son nom a été emprunté à saint Paul, dans ce passage : « Transformez-vous par un esprit nouveau afin que vous reconnaissiez ce qui est sa volonté de bon plaisir, bonne et parfaite(i) ». La volonté de signe ne porte le nom de volonté que dans un sens figuré, métaphorique ; elle sert à manifester extérieurement, aux yeux des créatures, par divers signes, ce que les créatures, en constatant leur expérience, croient pouvoir appliquer à la volonté de Dieu par voie d'analogie. L'homme, en effet, manifeste qu'il veut une chose par lui-même ou par un autre. Il le manifeste par lui-même lorsqu'il agit directement ou indirectement : directement, en produisant l'acte lui-même, et c'est le signe d'opération ; indirectement, en n'empêchant pas l'acte, et c'est le signe de permission. Il le manifeste par un autre, quand il le porte à une action, soit en ordonnant une chose par un précepte obligatoire, et c'est le signe de commandement, soit en prohibant le contraire, et c'est le signe de défense, soit enfin en gagnant l'assentiment par la persuasion, c'est le signe de conseil. Or, comme ces signes révèlent et manifestent la volonté de l'homme, on les appelle tout simplement, quand on les attribue à Dieu, la volonté de signe. Tel est, en effet, le nom que le commandement, la défense et le conseil portent dans ces mots du Pater : « Que voire volonté soit faite sur la terre comme dans le ciel (2) » Telle est aussi la dénomination qui représente l'opération et la permission dans ce passage de saint Augustin : « Le Tout-Puissant fait toutes choses par sa volonté, soit qu'il permette de les faire, soit qu'il les fasse lui-même (3).»

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