I. Pendant la période patristique
Le mot Catéchisme paraît pour la première fois, chez
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les Latins, dans la lettre de saint Ambroise à la reine des Marcomans, dont nous avons déjà parlé ; il y est synonyme de catéchèse. Ce n'est que très tard qu'il a été employé au sens actuel. Il désigna d'abord l'enseignement familier et rudiinentaire donné aux jeunes baptisés ou aux ignorants, ensuite le manuel pédagogique, méthodiquement distribué en leçons, que les enfants doivent apprendre par cœur et dont ils doivent recevoir l'explication d'un catéchiste autorisé.
Mais avant d'arriver à la rédaction de ce manuel que nous appelons catéchisme, que d'essais ! que de tâtonnements et d'expériences dans la suite des âges ! L'Eglise s'est préoccupée tout d'abord de déterminer la matière de l'enseignement catéchétique, d'assurer l'instruction religieuse par la prédication ordinaire et de rédiger dans ce but des traités spéciaux ou des manuels à l'usage du clergé. L'idée de mettre entre les mains des enfants un abrégé delà doctrine chrétienne ne s'est réalisée qu'à la longue, peu à peu, sous des formes diverses, par de multiples essais, dûs à l'initiative privée, avant d'être officiellement adoptée et universellement imposée par l'Eglise.
Pendant la période patristique, rien ne prouve qu'il y eût un enseignement spécialement organisé en faveur des enfants baptisés en bas âge, pour le moment où ils atteignaient l'âge de raison. A plus forte raison n'y eût-il rien qui ressemblât à un catéchisme, au sens où nous entendons actuellement ce mot. M. A. Seeberg, dont nous avons déjà parlé, a cru pouvoir démontrer l'existence, dès l'âge apostolique, d'un catéchisme dogmatique, moral et liturgique, servant de cadre à l'enseignement des Apôtres, de règle de foi et de vie aux fidèles. Mais ce n'est là qu'une catéchèse ou un catéchisme, au sens large du mot. Et c'est encore une catéchèse que la Didachê. On en peut dire autant de VExpositio symboli de Rufin (1), puisque, d'après sa préface, elle était destinée à servir de fil conducteur aux catéchumènes, ainsi que des Competentibus ad baptismum libelli sex de Nicétas,