‹ Le catéchisme romain (volume 2)Chapitre 23 sur 179 · V. Aux XIVe et XVe siècles · texte numérisé non relu

V. Aux XIVe et XVe siècles

1° Le concile de Lavaur. — En i368, un concile du Languedoc réunit à Lavaur les provinces ecclésiastiques de Narbonne, de Toulouse et d'Auch. L'œuvre de ce concile est particulièrement remarquable. Elle débute par une prescription solennelle : Tout laïque doit être informé avec soin et instruit sur les articles de foi et les choses nécessaires à l'acquisition du salut éternel. Elle olfre un résumé du dogme et de la morale, un véritable catéchisme; car il y est traité tour à tour des quatorze articles du symbole, des sept sacrements, des sept vertus principales, des sept dons du Saint-Esprit, des sept demandes de l'oraison dominicale, des sept béatitudes (la huitième étant laissée de côté), des douze fruits du Saint-Esprit, d'après l'Epître aux Galates (i), des sept œuvres corporelles et spirituelles de miséricorde, des sept péchés capitaux et des dix commandements (2).

Et ici, comme à Lambeth, cette matière de l'enseignement catéchétique est formulée dans une rédaction succinte et claire, didactique. De plus, afin d'aider la mémoire, on y donne, sous forme de vers latins, certains moyens mnémotechniques, dont voici quelques exemples:

Sur le symbole :

Unum crede Deum, Patrem, Filium, quoque Flamen, Qui créât et recréât homines, quos salvificabit ; Conceptus, natus, passus, descendit ad ima, Surgit et ascendil, veniet dircernere cuncta.

Sur les commandements :

Unum cote Deum, nec jures vana per ipsum ; Sabbata sanctifiées ; venerare parentes ;

1. Gai, v, 32-23. — 2. Hefele, t. ix, p. 610 sq. ; Hardouin, i. vu, col. 1804-1812.

Non sis occisor,fur, mœchus. lestis iniquus; Vicinique torum resque caveto suas.

Sur les œuvres de miséricorde :

Visilo, polo, cibo, redimo, tego, colligo, condo. Consule, castiya, solare, remitte, fer, ora.

Dans ce dernier vers, consule marque deux œuvres de miséricorde.

Or, d'après la décision du concile, ce manuel catéchétique devait servir chaque dimanche aux curés pour instruire les fidèles. Naturellement il dut être adopté dans les divers diocèses de la Gascogne et du Languedoc. Il le fut en particulier par Garsias Arnaud de Navailles, au synode de Dax, en i4oi (i). Les mêmes procédés mnémotechniques y sont employés et c'est à peine s'il y a quelques changements dans l'ordre des matières. En revanche certaines additions portent sur les sept dons du baptême, les sept heures canoniques, les sept jours du siècle, les sept âges du monde, les sept psaumes de la pénitence, les sept joies de la sainte Vierge, ce qui est une application plus étendue du septénaire. En tête se trouve le décalogue, résumé en cinq vers au lieu de quatre. Les sacrements sont désignés par ce vers :

Abluo, firmo, cibo, piget, uxor, ordinal et unxit.

Les sept péchés capitaux, par le mot Saligia, composé de chacune des lettres initiales de Superbia, avaricia, luxuria, ira, gala, invidia, acedia ; d'où ce dicton : Dat sepiem vitia dictio Saligia. Utile au clefgé, ce manuel pouvait également servir aux enfants capables d'entendre le latin.

2° Les Manuscrits. — Mais, bien avant le synode de Dax, circulèrent pendant le xive siècle un grand nombre de manuscrits destinés à l'enseignement chrétien, quelques-uns à titre de manuel à l'usage du clergé des pa-

i. Degert, Constitutions synodales de Dax, Dax, 1898, p. 76-82.

roisses, d'autres comme des essais de catéchisme à l'usage de ceux qui n'avaient pas le temps de puiser dans plusieurs opuscules la doctrine des maîtres chrétiens, plus spécialement en faveur des enfants et des simples.

Parmi les premiers, nous citerons le Manipulas curatorum, composé par Guy de Montrocher, vers i33o, pour Raymond, évoque de Valence, et le Doctrinal de Sapience, transcrit par ordre de Guy de Roye, alors archevêque de Sens, mort archevêque de Reims en 1409.

Le Manipulas curatorum, comme son titre l'indique, devait servir de guide à tout curé de paroisse ut simplices in aliquo instruerentur. 11 est divisé en trois parties : la première traite des sacrements et de leur administration ; la seconde, de la confession et des pénitences; la troisième, la seule qui nous intéresse ici, est plus particulièrement destinée à l'instruction des enfants et des ignorants. Cette dernière comprend l'explication des quatorze articles du symbole, de l'oraison dominicale, du décalogue, des fêtes, des œuvres de miséricorde et des « douaires » des bienheureux (1).

Le Doctrinal de Sapience, a très utile à toute personne pour le salut de son âme », est un exposé complet et détaillé de la doctrine chrétienne en 93 chapitres, comprenant le dogme, la morale, les sacrements, la prière, les péchés et les fins dernières. Son explication du symbole et du décalogue rappelle la Somme-le-Roy (2). D'après la préface du manuscrit de la bibliothèque de la ville de Toulouse (3), le clergé devait en lire aux fidèles, chaque dimanche, deux ou trois pages.

En même temps se poursuivait l'instruction populaire par la publication d'un certain nombre d'ouvrages, grossièrement illustrés, il est vrai, mais où le texte et l'image concouraient à l'édification religieuse et morale. La collection d'estampes de la Bible des pauvres représentait toute l'histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament (4).

i.Hain, Repert.. n. 538-543, 8157-8215. Traduction française à Orléans en 1490; ibid. n. 8214. — 2. Hain, n. i4oii, i4oi6. — 3. Ms. 820. — 4» Hain, Repert., n. 3176, 3177; Camesina

La Danse des Morts ou les Danses macabres servaient de leçon sur les fins dernières (i). Il faut y joindre le Spéculum humanœ salvationis, poème ascétique en vers rimes sur des sujets bibliques en 45 chapitres et 192 figures, dont quelques manuscrits portent la date de i324 (2). Cet ouvrage reproduit ou amplifié, imité ou traduit donna lieu à un grand nombre de miroirs : le Spéculum christiani, le Spéculum animx peccatricis ou Spéculum aureum, le Spéculum artls bene moriendi, le Mirouer de la Rédemption de l'humain lignaige (3).

Parmi ces nombreux ouvrages, quelques uns se distinguent par leurs qualités didactiques et visent plus spécialement l'instruction des enfants et des simples sur des matières catéchétiques (4). Qu'il suffise de citer la Summa rudium, qui traite de la Trinité, des articles de foi, etc. (5), et les Auctores octo, recueil de pièces morales, parmi lesquelles se trouve le F lare tas ou Floret attribué à Jean de Garlande et à saint Bernard.

3° Le Floret. — Ce livret, in quo omnium detestationcs viciorum metrice continehiur, est très curieux (6). L'édition de 1494 se termine par ces mots : « Summa admodum utilis et fructuosa, theologalis et canonica, édita super Floreium per magne littérature virum, sacre théologie doctorem parisiensem, mag. Joh. Iarson. » Cette noie atteste la portée morale, l'utilité pratique de ce livret et la profonde estime qu'en avait le célèbre chancelier Gerson.

et Heyder, Die Darslellungen der Biblia Pauperum, Vienne, i863 ; Laib et Schwarz, Biblia Pauperum, Zurich, 18C7.

1. Peignot, Recherches sur les danses des morts, Paris, 182G ; Douce, The danceof death, Londres, i833 ; Massmann, Lit. der Todtentaenze, Leipzig, i85o : Langlois, Essai sur les danses des morts, Rouen, 1862 ; Jubinal, La danse des morts, Paris, 1802 ; Brunet, Manuel, t. 11, p. i0-i3 ; Charles Nisard, Histoires des livres populaires, Paris 1864, t. 11 p. 275-33i. — 2.IIain, Repert. n. 14922-14927 ; Brunet, t. iv, p. 324 ; Ch. Nisard, t. 11, p. iZ-i'A. — 3. Hain, Repert., n. 14899-14928. — 4. Geffcken, Die BUderkatechismus, Leipzig, i855. — 5. Hain, Repert., n. 10170- 15172. — 6. Hain, Repert, n. 1913-1919.

JLE CATÉCHISME. — T. I .

Bo LE CATÉCHISME ROMAIN

Le Floretus, comme tous les ouvrages du xive siècle, circula en manuscrit, soit dans sa rédaction originale en ii 68 vers latins rimes, soit dans sa traduction française en bouts rimes de huit syllabes (i). Dans l'édition de Rennes de i485, il est dit :

« Gy commence le noble liure Floret, qui le veut ensuiure Ne peut faillir d'estre deliure De tout mal et sainement uiure. »

Destiné à apprendre aux enfants, sous forme rhythmique, les éléments de la doctrine chrétienne, c'est un véritable petit catéchisme divisé en six parties :

« La première part nous applique A croire la foi catholique ; Le deuxième enseignement De la loy le commandement ; La tierce part si nous enseigne Que chacun de péché se creigne ; La quatrième se nous diuise Les sacrements de sainte Eglise ; La cinquième si y comprant Les vertus et nous les apprend ; La sixième veut tout définir Qui nous enseigne à bien mourir. »

4° Les Calendriers. — A cette époque, l'enseignement catéchétique se glissait même dans les publications les plus étrangères aux matières de foi ; il parvenait ainsi dans l'intérieur des fermes et les plus humbles foyers sous la forme de calendriers. Signalons le Compost et Kalendrler des berglers (2). Dans ce calendrier, la seconde partie renferme Y Arbre des vices et miroir des pêcheurs, c'est-à-dire une énumération des

i. Brunet, t. 1, p. 211 : t. 11, p. 394-395 ; Hain, ReperL, in. 7181-7186. — a. Voir dans M. Hézard, Histoire du Catéchisme* 'Paris, 1900, un grand nombre de détails sur les productions catéchétiques durant le Moyen Age jusqu'à la Réforme.

péchés capitaux et des fautes dont chacun est la source* suivie d'une description des peines de l'enfer, faite par Lazare ressuscité, le tout avec figures à l'appui ; la troisième comprend la Science salutaire et le Jardin des vertus. La Science salutaire, c'est la prière, notamment 1$ « Patenostre », la salutation angélique et le Credo; c'est aussi la pratique des dix commandements de Dieu et des cinq commandements de l'Eglise ; ici encore le texte est accompagné de vignettes. Quant au Jardin des vertus, il contient deux chansons, l'une celle d'un berger « qui n'était point maistre et à qui sa cognoissance ne profitoit point », l'autre celle d'une bergère « qui bien se cognoissoit et sa cognoissance lui profitoit ».

Ces opuscules, la plupart anonymes, sans caractère officiel et sans garanties suffisantes, étaient cependant un indice des besoins du temps. Ils ne devaient donc pas tarder à susciter quelque œuvre importante de la part d'un maître dans la science théologique, préoccupé à bon droit de rompre le pain de la vérité aux enfants et aux ignorants. Ce maître fut le chancelier Gerson.

5° L'œuvre de Gerson. — C'est Gerson, en effet, qui, à la fin du xive siècle et au commencement du xve, a contribué le plus à faciliter aux enfants et aux simples la connaissance des éléments de la doctrine chrétienne. Pénétré de l'importance et de la nécessité de pourvoir efficacement à l'instruction religieuse des petits « pour les conduire au Christ », selon son expression, il ne cessa d'y penser à travers les nombreux travaux de sa vie laborieuse. Teut comme les Pères du concile de Lavaur, il estimait qu'il fallait sans doute procurer au clergé un sommaire ou manuel catéchétiquQ pour l'instruction de l'enfance. Ce manuel, il aurait pu l'emprunter au concile de Lavaur ; il préféra rédiger un Compendium theologiœ brève et utile, qui n'est du reste qu'une adaptation plus détaillée de l'œuvre de ce concile; car il comprend l'exposition des articles du symbole, des commandements, des sept sacrements, des sept vertus, des sept demandes de l'oraison dominicale, des sept

dons du Saint-Esprit, des béatitudes et des vices (i).

C'est là l'objet de l'enseignement religieux du peuple qu'il recommandait à Charles VII. La Sexta particula de sa Lettre n'est, en effet, qu'un résumé de ce Cempendium, avec quelques vers mnémotechniques sur le décalogue et les œuvres de miséricorde (2).

D'autre part, dans une lettre à la faculté de théologie de Paris sur la réforme de la théologie, il exprimait le désir ut fier et per Facultatem, vel de mandata ejub, aliquis tractatulus .super punctis principallbus nostrœ religionis, et speciallter de prœceptis, ad instructionem simplicium (3). Et c'est lui-même qui réalisa en partie ce désir en rédigeant ce petit traité dans sonOpus tripartitum (4), si célèbre et imprimé si souvent dès la fin du xve siècle (5). Dupin remarque que bon nombre d'évêques français choisirent ce traité, dans leurs synodes, pour l'instruction des fidèles, qu'ils le firent insérer dans leurs rituels et obligèrent les curés à le lire à leurs ouailles, les dimanches et jours de fête, pour leur apprendre quid credere, quid agere, quid omittere et quemadmodum a peccato resurgere deberent. Il fut traduit et imprimé en français ; mais la traduction manuscrite circulait depuis longtemps ; elle devint Y Instruction des curés, qui renfermait également le Livret Jésus, « doctrine nécessaire à tous chrestiens ». La seconde et la troisième partie de ce traité, c'est-à-dire le De confessione et De arte moriendi, se trouvent avec VA B C à la suite d'un résumé du Doctrinal de Sapience dans le Mirouer de bien vivre, de la bibliothèque de la vile de Toulouse (6).

Mieux encore, et conformément à l'idée qu'il s'était faite depuis longtemps et qu'il exprima si éloquemment avant de mourir, à Lyon, dans son De parvulis trahendis ad Chris tum (7), il se préoccupa surtout de mettre à la portée des humbles, des ignorants et des enfants un manuel capable de leur apprendre ce qui est nécessaire au

I 1. Opéra, Anvers, 1706, t. 1, p. 233 sq. — 2. Ibid., t. ni, p. a34. — 3. De reformalione theologiœ, Epist. 11, ibid.. t. 1, p.. I 124. — 4. Ibid., t. 1, p. /j25-45o. — 5. Hain, Repert., n. 7661- ; 7654. — 6. Ms. 821. — 7. Opéra, t. 111, 277-285.

salut. Il ne se contenta pas seulement d'éditer le Floret, dont il a déjà été question, il composa aussi Y A B C des simples gens, qui débute ainsi : « Entendcz-cy vous, petits enfans, filz et filles et simples gens. Je vous escripray votre A B C en françoys, qui contient la patenostre... le Ave Maria..., le Credo... et les douze commandemans (Décalogue et double précepte de l'amour selon l'Evangile) avecques plusieurs poins de nostre foy. Et quant en plus savoir, je vous envoie à l'exemplaire des petits enfans et au Mirouer de rame... à la Science de bien mourir et à YExamen de conscience et aultres petits traictez. » Suit le texte du Pater, de Y Ave, du Credo, des commandements, puis rénumération des sept vertus, des sept dons du Saint-Esprit, des sept béatitudes, des sept œuvres corporelles et spirituelles de miséricorde, des sept sacrements, des sept ordres, des sept péchés mortels et des sept vertus contraires. C'est, on le voit, un vrai catéchisme, qui eut le plus grand succès ; souvent transcrit dans les manuscrits du xve siècle, il fut encore plus souvent imprimé, dès la fin' du même siècle.

Quant aux traités auxquels renvoie Gerson, celui de la Confession ou Examen de conscience avait pour but de faciliter aux enfants la pratique du sacrement de pénitence ; celui de la Science de bien mourir, avec ses exhortations, ses interrogations et ses prières, devait servir aux curés dans l'assistance des mourants, mais il offrait également aux lecteurs pieux une excellente leçon morale pour se bien préparer eux-mêmes à la mort. Ces petits traités eurent une vogue immense (i).# Ils furent transcrits, augmentés, publiés dans leur teneur originale et sous diverses formes, séparément ou avec d'autres, en latin et en français.

6° Le Concile de Tortose. — En présence de ce grand mouvement de production catéchétique, l'Eglise n'avait

i. Ars moriendi; Ars bene moriendi ; De arte bene moriendi; Hain, ReperL, n. i83i-i835, i843-i846, 8162 ; L'art de mourir, suivi de YEguillon de crainte divine...; Y Art de bien vivre et de bien mourir etc. Ilain, ibid., n. i838-i84o, 1847, 6553.

plus qu'à décider, pour chaque diocèse, la rédaction d'un manuel ou d'un catéchisme à l'usage des enfants. En attendant le concile de Trente, ce fut un concile provincial, celui de Tortose, en 1429, qui, sous la présidence du cardinal da Foix, délimita ainsi qu'il suit la matière d'un catéchisme sous ce titre : De modo instruendi populum circa fidem netessaria : 1 quid credere debeat, ou les articles de foi ; 2 quid peter e, ou l'oraison dominicale; 3 quœ servare, ou la décalogue.; 4 quse vitare, ou les sept péchés capitaux; 5 quid optare, ou le paradis ; 6 quid timere, ou l'enfer. En conséquence les évêques doivent « per viros litteratos et probos dictari et scribi faciant aliquod brève compendium, in quo prœdicta omnia... districte comprehendantur et clare. Quod compendium sic commode dividatur inter partes ut per sexvel per septem lectiones valeatdecl rari et sic per totius anni decursum, repetitis vicibus, per -curâtes, diebus dominicis, taliter faciant explanarb) (1).

C'est bien là la rédaction d'un vrai catéchisme, sous forme de compendium, en six ou sept leçons, qu'on devra lire et expliquer l'une après l'autre, chaque dimanche, tout le long de l'année. A ce régime, c'est-à-dire à une leçon par dimanche, les fidèles devaient entendre sept fois par an les formules catéchétiques et par suite na pouvaient guère tarder à les savoir par cœur. Le vœu du chancelier Gerson se trouvait ainsi réalisé dans le nord da l'Espagne.

Mais nous ignorons jusqu'à quel point fut appliqué ca décret du concile de Tortose. Nous ignorons aussi s'il faut en voir une application dans le petit livre qui a pour titre : Fundamentum œternœ felicitatis cum libro da miseria conditionis humanœ (2), que Kôcher proposait aux protestants (3). Toujours est-il que ce Fundamentum est un véritable catéchisme du xve siècle renfermant intégralement la matière de nos catéchismes actuels, mais sans la forme dialoguée de ceux-ci.

On peut en dire autant du Discipulus de éruditions

1. Hefele, t. xi, p. i63 ; Hardouin, t. vm, col. 1078. — a. Cologne, i5oi ; Hain, Repert., n. 7396. — 3. Bibliotheca, Iéna, 1719, 11 P, p. i46.

Christi Jidelium, qu'Eder traite de catéchisme du commencement du xve siècle (i) ; caria matière qu'il contient est la même que celle du Fundamentum. C'était en réalité un manuel à l'usage du clergé, souvent imprimé sous des titres divers (2).

Telle est l'histoire du catéchisme jusqu'à la veille du xvi° siècle. Très certainement elle est incomplète ; car, très certainement, outre les documents, dont il a été question dans ce qui précède, il en existe d'autres, encore inconnus ou inédits, mais dont la découverte et la publication ne modifiera pas sensiblement, croyons-nous, les résultats déjà acquis.

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