‹ Le catéchisme romain (volume 2)Chapitre 27 sur 179 · TU., u, i4-i5. — 2. Matth., xxu, 4o. — 3. Ps. lxxu, a · texte numérisé non relu

TU., u, i4-i5. — 2. Matth., xxu, 4o. — 3. Ps. lxxu, a

serviteur bon et fidèle, digne d'être établi par le Seigneur sur beaucoup de choses, voilà ce que doit faire celui qui est chargé d'instruire.

17. u Qu'il prenne garde de ne pas croire qu'il n'a qu'une seule sorte de personne à instruire, et qu'ainsi une seule méthode uniforme et toujours la même lui suffît pour former tous les fidèles à la vraie piété. Les uns sont comme des enfants nouvellement nés ; les autres ont déjà commencé à prendre quelque accroissement en Jésus-Christ ; d'autres sont comme parvenus à la force et à la vigueur de l'âge. Il est donc nécessaire de considérer avec soin ceux qu'il faut nourrir de lait, et ceux qui demandent une nourriture plus solide, afin de donner à chacun celle qui sera la plus propre à augmenter ses forces spirituelles jusqu'à ce que tous parviennent à l'unité de la même foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'homme parfait et à la mesure de l'âge complet de Jésus-Christ (1). C'est ainsi qu'en agissait l'apôtre ; et il rappelle à tous les pasteurs cette obligation par son propre exemple, lorsqu'il dit : «Je suis redevable aux grecs et aux barbares, aux savants et aux ignorants (2); » car il fait entendre par là à ceux qui sont appelés au ministère de la parole, qu'ils doivent proportionner leurs discours à la portée de leurs auditeurs, quand ils expliquent les mystères de la foi et les règles dès mœurs ; et que, s'ils rassasient de la nourriture spirituelle ceux qui sont plus avancés, ils doivent prendre garde de ne pas laisser mourir de faim les enfants, faute de leur rompre le pain qu'ils demandent.

18. « Personne, du reste, ne doit laisser refroidir son zèle dans l'enseignement sous prétexte qu'on est obligé de descendre, dans les instructions, à des détails légers et bas en apparence ; c'est sans doute là une chose pénible pouB des esprits habituellement livrés aux méditations sublimes. Mais si la Sagesse du Père éternel est descendue ellemême sur la terre pour nous enseigner, dans l'abaisse-» ment de notre chair, les préceptes de la vie céleste, quel est donc celui qui ne se sentirait pas entraîné par la cha*

'Tité de Jésus-Christ, à devenir petit au milieu de ses frè»

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