‹ Le catéchisme romain (volume 2)Chapitre 35 sur 179 · Sum, IheoL, na ii» , Q. 1, a. 6. — - 2. Joan., xvu · texte numérisé non relu

Sum, IheoL, na ii» , Q. 1, a. 6. — - 2. Joan., xvu

majesté divine, la foi nous offre trois vérités à croire : d'abord son unité, et c'est L'objet du premier article ; ensuite la Trinité, qui fait l'objet des trois articles consacrés aux trois personnes divines ; enfin les ouvrages attribués à la divinité, dont le premier se rapporte à l'état de nature, et de là l'article de la création ; le second, à l'état de grâce, et de là un seul article pour tout ce qui se rattache à la sanctification des hommes ; le troisième, à l'état de gloire, et de là un autre article pour la résurrection de la chair et la vie éternelle : ce qui fait sept articles se rapportant à la divinité. Il y a également sept articles touchant à l'humanité du Christ : le premier se rapporte à son incarnation ou à sa conception ; le second, à sa naissance de la Yierge ; le troisième, à sa passion, à sa mort et à sa sépulture ; le quatrième, à sa descente aux enfers ; le cinquième à sa résurrection ; le sixième, à son ascension ; le septième, à sa venue pour le jugement : ce qui fait en tout quatorze articles. Il y en a cependant qui n'en distinguent que douze, dont six se rapportent à la divinité, et six à l'humanité. Ils comprennent en un seul les trois articles sur les trois personnes, parce que la connaissance des trois personnes est la même. L'article sur l'état glorieux, ils le divisent en deux, savoir : la résurrection de la chair et la gloire de l'âme ; et ils ne font qu'un seul article de celui de la conception et de celui de la nativité (i).

Dans cette division du symbole, le nombre des articles a varié. C'est ainsi que saint Thomas, comme nous venons de le voir, en compte quatorze. Le Docteur Angélique a tenu compte ici de l'influence du Septénaire, mis en vogue depuis le xn* siècle ; mais il est à remarquer qu'il n'ignore pas

i. S. Thomas, Sam. Theol, na ii®, Q. i, a. 8.

et ne blâme pas la division en douze articles. Cette dernière a prévalu depuis longtemps et a été consacrée par l'autorité qui s'attache au Catéchisme Romain ; c'est celle à laquelle nous nous tiendrons, telle que nous l'avons indiquée en transcrivant le texte du symbole.

1. Le résumé de la foi, en Palestine, au lendemain de la Pentecôte. — « Jésus, rédempteur universel ! Quel merveilleux résumé de la foi, et qu'il est beau de voir dès cette première heure tous les éléments caractéristiques de notre foi adulte, clairement enfermés dans cette brève formule ! Quelle idée du Messie s'en dégage autrement profonde que celle qu'en avaient les contemporains de saint Pierre ! Les juifs attendaient un Messie plus politique que religieux et plus national qu'humain ; les premiers chrétiens venus du Judaïsme reconnaissent en Jésus le Messie, mais combien s'est transformé pour eux le concept du, Messianisme ! L'œuvre messianique de Jésus, c'est l'affranchissement qu'il opère, non d'un esclavage matériel, mais de la servitude morale du péché; et cette œuvre, précisément parce que spirituelle, n'est pas circonscrite à un peuple, mais de plein droit s'étend à tous, même aux païens, grâce à cette formule, rappelés à la conscience d'eux-mêmes, invités à se reconnaître pécheurs et incapables de régénération morale sans un secours d'en haut, celui-là même que Jésus est venu porter. La misère morale de l'humanité, le besoin d'une morale et divine résurrection des esprits, Jésus, l'ouvrier de cette résurrection morale, et le médecin, par un tel moyen et de telle manière, de cette misère, cette suprême synthèse de Christianisme que nous retrouvons aujourd'hui par un travail de réflexion aiguë sur notre Credo, se trouve dès ce moment affirmée avec la simplicité de l'intuition. » Semeria, Vinte Cinque anni di sloria del Crestianesimo nascente, Rome, 1900, p. 101-102 (1).

1. Cité par M. Gondal, Aux temps des Apôtres, Paris, 1904, p. 10.

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