‹ Le catéchisme romain (volume 2)Chapitre 49 sur 179 · I. Les Professions de foi · texte numérisé non relu

I. Les Professions de foi

Outre les symboles, dont il vient d'être question, celui des apôtres, dont on se sert dans la liturgie baptismale, celui de Nicée-Constantinople, que l'on chante à la messe, et celui de saint Athanase, qui se récite à prime, à l'office du Dimanche, l'Eglise, aux premiers siècles, en a compté d'autres. Chaque grande Eglise, en efïet, usait d'une formule abrégée de la foi pour la collation du baptême. Rome, Aquilée,Ravenne, l'Afrique, l'Espagne, la Gaule, en Occident; Césarée, Antioche, Jérusalem, en Orient, avaient une profession de foi baptismale, dont les termes n'étaient pas identiques (i). Toutes

i. Denzingcr,n. i-i3; cf. ïlahn, Bibliothek der Symbol, S 33-47-

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ces formules particulières sont tombées en désuétude et ont été remplacées par le symbole des apôtres et le symbole de Nicée-Gonstantinople.

Or, concurremment avec les trois symboles définitivement consacrés par l'usage, diverses professions de foi ont été utilisées dans des cas particuliers. Dans la suite de son histoire, en effet, l'Eglise s'est trouvée plus d'une fois en face du schisme et de l'hérésie. Elle ne s'est pas simplement bornée à les combattre, soit pour maintenir son principe d'autorité et sa constitution divine, soit pour sauvegarder dans son intégrité et sa pureté le dépôt de la foi, elle a dû encore prendre des dispositions d'ordre pratique pour admettre de nouveau les schismatiques ou les hérétiques qui, convaincus de leurs torts ou de leur erreurs, demandaient à rentrer dans son sein. De là des cérémonies d'abjuration et de réconciliation ; de là aussi certaines professions de foi, imposées aux convertis : nous ne signalerons que les principales.

1° Profession de foi d'Hormisdas

La première en date est celle que le pape Hormisdas (5 1 4-5 2 3) imposa, en 519, aux évêques orientaux qui avaient pris part au schisme d'Acace (1). Déjà, au concile de Constantinople de 38 1, on avait rédigé un canon, le troisième, pour attribuer au siège de Constantinople un rang à part, immédiatement après celui du siège de Rome et avant ceux des sièges patriarcaux ; Gontantinople, en effet, était devenue Tune des capitales de l'empire et passait pour une Rome nouvelle, qui devait posséder au point de vue religieux des privilèges exceptionnels»

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