‹ Le catéchisme romain (volume 2)Chapitre 65 sur 179 · Jbid., p. ig>7. — 2. Ibid., p. 200. — 3. Ibid., p · texte numérisé non relu

Jbid., p. ig>7. — 2. Ibid., p. 200. — 3. Ibid., p

inéluctablement nécessaire. En effet, nous dit-il, les dogmes, dont il vient de parler, ne sont pas à prendre «pour des sommets de doctrine, au-delà desquels ne s'ouvre et ne s'ouvrira jamais pour le croyant que la perspective aveuglante du mystère, qui demeureraient plus fermes que le roc, inaccessibles à tout changement même accidentel, et cependant intelligibles pour toutes les générations, également applicables, sans traduction ni explication nouvelles, à tous les états, à tous les progrès de la science, de la vie, de la société humaines. Les conceptions que FEglise présente comme des dogmes révélés ne sont pas des vérités tombées du ciel et gardées par la tradition religieuse dans la forme précise ou elles ont paru d'abord. L'historien y voit l'interprétation de faits religieux, acquise par un laborieux effort de la pensée théologique. Que les dogmes soient divins par Forigineet la substance, ils sont humains de structure et de composition. Il est inconcevable que leur avenir ne réponde pas à leur passé. La raison ne cesse de poser des questions à la foi et les formules traditionnelles sont soumises à un travail perpétuel d'interprétation où « la lettre qui tue » est efficacement contrôlée par « l'esprit qui vivifie (i). »

6. Donc développement doctrinal nécessaire endroit, légitime en fait, et adaptation toujours nouvelle. Développement dont l'Eglise, affirme-t-on, n'a pas pris conscience, car « elle n'a pas de théorie officielle touchant la philosophie de sa propre histoire (,2). » Nous avons vu cependant, dans une leçon précédente, que le concile du Vatican avait proclamé l'immutabilité des formules dogmatiques et leur intangibilité, qu'il a reconnu une loi de progrès dans la connaissance des dogmes, en a indiqué le

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