‹ Le catéchisme romain (volume 2)Chapitre 66 sur 179 · L'Evangile et l'Eglise, p. 202-203. — 2. Ibid., p. 2o · texte numérisé non relu

L'Evangile et l'Eglise, p. 202-203. — 2. Ibid., p. 2o

sens et tracé les limites. Mais M. Loisy n'en a cure, et, dès lors, sa théorie reste suspecte en face de renseignement officiel de l'Eglise.

7. Il n'y a plus donc, continue M. Loisy, qu'un dogme à définir, celui du développement dogmatique : il ne pourra être que l'expression de la loi du progrès. Car « jusqu'à présent les théologiens catholiques ont été surtout préoccupés du caractère absolu que le dogme tient de sa source, la révélation, et les critiques n'ont guère vu que son caractère relatif, manifesté dans l'histoire... L'effort de la saine théologie devrait tendre à la solution de l'antinomie que présentent l'autorité indiscutable que la foi réclame pour le dogme, et la variabilité, la relativité, que la critique ne peut s'empêcher de remarquer dans l'histoire des dogmes et dans les formules dogmatiques (1). »

8. En résumé, le dogme, aux yeux de M. Loisy, a sa racine dans la prédication de Jésus, son développement nécessaire et changeant dans l'histoire et dans la pensée théologique, sa définition dans le rapport avec l'état général des connaissances selon les temps et les milieux. Mais ce n'est là qu'un état précaire, accidentel, transitoire, transformable. Car « un changement considérable dans l'état de la science peut rendre nécessaire une interprétation nouvelle des anciennes formules qui, conçues dans une autre sphère intellectuelle, ne se trouvent plus dire tout ce qu'il faudrait, ou ne le disent pas comme U conviendrait (2). »

Le concile du Vatican a eu beau décréter que, « dans l'interprétation des dogmes sacrés, il faut perpétuellement, perpetuo, retenir le sens que notre mère la Sainte-Eglise a une fois déclaré et que jamais, sous prétexte d'une intelligence plus profonde,

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