‹ Le catéchisme romain (volume 2)Chapitre 91 sur 179 · Ibid., p. 343. — a. Ibid., p. 354. — 3. Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p. 343. — a. Ibid., p. 354. — 3. Ibid., p

CONCEPTION NOUVELLE DE LA FOI 3l9

de la science et de l'histoire ; et puis le côté intime, suprasensible, de tous les êtres, inaccessible au pur savant et au pur historien, sphère réservée « où les investigations du philosophe et les intuitions du croyant sont seules capables de pénétrer (i). »

[\. Dans l'exposition de cette foi moderne, M. Laberthonnière prétend trouver des contradictions, mais à tort. Les deux éléments qu'il essaye de confondre sont là : la foi, dans ce système, est surtout un acte de volonté. Or s'appuyer sur le Christ, sur Dieu, pour en faire le centre de sa vie, c'est le fait non de la pure foi, mais de la foi vivifiée par la charité. L'intelligence y a aussi son rôle, et c'est l'élément intellectuel de la foi, qui nous est représenté comme étant la perception des réalités divines dans les phénomènes de ce monde ; mais c'est trop peu : une telle intuition sera peut-être une philosophie, jamais un acte de foi.

5. Dans les déclarations de M. Blondel et de M. Laberthonnière, il y a une lacune regrettable. Au lieu d'un simple désaveu de la théorie nouvelle, ils ont négligé de profiter de l'occasion pour formuler en quelques mots nets et précis leur pensée sur la nature et l'objet de la foi. M. Blondel, il est vrai, prépare un exposé doctrinal, qui donnera de sa pensée sur la foi une explication décisive. Mais M. Laberthonnière, qui vient de publier un second ouvrage, le Réalisme chrétien et V idéalisme grec, est-il autorisé à se plaindre des idées que le correspondant anonyme lui attribuait? Sans doute, ces idées, il les réprouve aujourd'hui. Mais, sans le vouloir, n'a-t-il pas, dans plus d'une page, prêté à cette prétendue substitution de sa pensée ? L'interprétation de son système est précisément celle qu'ont puisée

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