‹ Le catéchisme romainChapitre 116 sur 230 · Sum. theoi, III, Q. xlviii, a. 4, ad a. — a. Ibid., ad · texte numérisé non relu

Sum. theoi, III, Q. xlviii, a. 4, ad a. — a. Ibid., ad

mort du Christ lui-même, qui ne la méritait pas, puisqu'il était sans péché (i). »

En ces quelques mots, saint Thomas, précise la nature des droits du démon sur l'homme, droits de tolérance par la permission divine, mais qui n'exigent rien au point de vue de la justice, à titre de rançon. La rançon n'est due qu'à Dieu et n'est payée qu'à Dieu ; par cela même la coulpe et la peine disparaissent, et du même coup le démon se trouve frustré de ses droits. Saint Thomas, il est vrai, fait allusion à l'autre théorie, celle de l'abus du pouvoir. Mais, sans l'écarter au même titre que la première, il la cite simplement. En tout cas, le démon est désormais écarté soit des fins générales de l'Incarnation (2), soit même des raisons de convenance de la passion rédemptrice (3).

C'est ainsi que la théorie de la rançon payée au démon, admise par certains Pères, restée toujours dans un rang secondaire môme chez ceux qui en ont été les partisans, mais combattue par d'autres, au moment de son apparition, a été finalement éliminée. C'est donc une exagération, de la part de Ritschl et de Harnack, de prétendre que ce fut l'une des principales théories patrisliques ; et c'est une erreur manifeste, de la part de Lichtemberger et de Sabatier, de soutenir que ce fut la pensée unique et exclusive des Pères.

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