‹ Le catéchisme romainChapitre 120 sur 230 · Col. i, a · texte numérisé non relu

Col. i, a

FRUITS DE LA REDEMPTION Z'jQ

l'esclavage, à la réintégration dans la vie surnatu^ relie et à l'amitié de Dieu s'ajoute, ici-bas, par la possession de la grâce, la perspective de la gloire, c'est-à-dire de la vision béatifique. De telle sorte que Notre Seigneur ne se contente pas de relever notre âme, de la purifier, de l'embellir par le don de la vie surnaturelle et divine, il lui ouvre encore les portes de la patrie céleste et lui confère tous les droits à la possession du bonheur éternel.

3. Ces admirables fruits de la Rédemption s'étendent-ils à tout homme sans exception ? et à toutes les époques, à celle d'avant comme à celle d'après l'Incarnation et la Rédemption ? question complexe et délicate, qui trouvera sa solution quand nous traiterons de la prédestination à la grâce et à la gloire et de la réprobation des damnés ; question qui a reçu une solution hérétique de la part de Calvin, qui prétendait que Jésus n'est mort que pour les seuls prédestinés.

Disons seulement, à titre de renseignement sommaire, que l'extension de la Rédemption est universelle, qu'elle s'étend à tous les hommes et à tous les temps. Rappelons, comme principes, que Dieu notre Sauveur veut que tous les hommes soient sauvés (i), et que c'est pour tous que le Christ est mort (2) ; Dieu ne fait pas acception de personnes. Et si, en fait, parmi les hommes, il en est qui se perdent, la responsabilité n'en incombe qu'à eux. Dieu, en raison de ses infinies perfections et abstraction faite de l'infidélité de la créature humaine, veut le salut de tous ; c'est ce que les scolastiques appellent la volonté divine antécédente. Mais, d'autre part, il ne peut pas ne pas tenir compte du mauvais usage de la liberté, de la résistance à sa

Page 1