‹ Le catéchisme romainChapitre 126 sur 230 · LA DESCENTE AUX ENFERS · texte numérisé non relu

LA DESCENTE AUX ENFERS

exclut le nom d'enfer et la présence de toute douleur. Ensuite, par rapport à la gloire qu'on espérait ; et, dans ce sens, c'est l'enfer et un lieu de douleur, ou l'enfer improprement dit. Aussi, maintenant que nous entendons par le sein d'Abraham le repos des bienheureux, nous ne lui donnons pas le nom d'enfer, et nous ne disons pas qu'il y a des douleurs dans le sein d'Abraham (i).

5. Le Christ a séjourné dans l'enfer. Car de même qu'il a voulu que son corps fût mis dans le tombeau, de même il a voulu que son âme descendît dans l'enfer. Or, son corps est resté dans le sépulcre un jour entier et deux nuits, pour qu'il fût prouvé qu'il était véritablement mort. Pour la même raison on doit croire que son âme est restée tout ce temps dans l'enfer, de telle sorte que son corps et son âme sont sortis en même temps, l'un du tombeau, l'autre de l'enfer (2).

6. En descendant aux enfers, le Christ a délivré les justes, par la vertu de sa passion, de la peine qui les excluait de la vie de la gloire ; et comme ils n'étaient retenus que par le péché de notre premier père, qui leur fermait l'entrée de la vie de la gloire, il s'ensuit qu'ils ont été délivrés de l'enfer par là même que le Christ y est descendu ; car, grâce à leur foi dans le Sauveur, il ne pouvait être question, pour eux, de péché originel ou de péchés actuels, ils ne leur restait plus qu'à être délivrés de la peiie due au péché d'origine. Saint Augustin, ne s'expliquant pas comment Abraham pouvait souffrir, prétend ne pas avoir trouvé en quoi la descente du Christ avait pu profiter aux anciens justes ; cela doit s'entendre par rapport à la délivrance de la peine du sens ; car la descente leur a profité en les

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