Cor., xv, 3-8. — a. Ibid., i
4lO LE CATÉCHISME ROMAIN
témoins? Ont-ils été trompés? Ont ils été trompeurs ? Ni l'un ni l'autre. Ils ont vu et ils ont prêché ce qu'ils ont vu. On a beau leur imposer silence, on se garde bien de leur prouver qu'ils s'abusent et qu'ils abusent les autres ; c'était pourtant le cas. La fable des gardiens endormis a pu courir dans la foule, elle n'a pas convaincu, et elle n'est pas rééditée, preuve incontestable qu'on n'a rien à opposer coutre le fait de la résurrection. Les apôtres sont autorisés à dire à la Synagogue aux abois ; « Nous ne pouvons pas ne pas dire ce que nous avons vu et entendu (i). »
1° La tradition et les objections
i. Le dogme de la résurrection du Christ appartient sans conteste à la foi de l'Eglise apostolique ; c'est là un fait historique indiscutable. Au lendemain de l'Ascension et avant la Pentecôte, en attendant de recevoir le Saint-Esprit, Pierre se préoccupa de remplacer parmi les apôtres le traître Judas ; car, dit-il, « parmi tous les hommes qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu avec nous, à partir du baptême de Jean jusqu'au jour où il a été enlevé du milieu de nous, il faut qu'il y en ait un qui devienne avec nous témoin de sa résurrection (2). » Aux yeux de Pierre, un apôtre est un témoin de la résurrection. C'est là un fait capital, dont l'acceptation s'impose à quiconque veut devenir disciple du Christ. Aussi les apôtres y insistent-ils. Le jour même de la Pentecôte, saint Pierre dit au Juifs : a Ce Jésus de Nazareth, que vous avez attaché à la croix et mis à mort par la main des impies, Dieu l'a ressuscité, nous en