‹ Le catéchisme romainChapitre 144 sur 230 · LE CIEL · texte numérisé non relu

LE CIEL

définir, l'appelle couronne de justice ; parce qu'en effet, disent les Pères, cette récompense ne doit être donnée aux hommes que selon les règles d'une justice rigoureuse, d'une justice incorruptible, d'une justice que rien ne touchera, que rien ne fléchira, que rien ne préoccupera ; d'une justice qui n'aura d'égard pour personne, qui ne distinguera ni qualités, ni rangs, ni naissance, mais qui discernera parfaitement le mérite... On ne l'a qu'autant qu'on la mérite : et si l'un est plus récompensé que l'autre, ce n'est que parce qu'il a plus de mérite que l'autre. » Bourdaloue, Sermon sur l'Ascension.

4. La gloire du Christ. — « Il y a cette différence, parmi beaucoup d'autres, entre la gloire de Jésus-Christ et celle des grands du monde, que la bassesse étant en ceux-ci du fond même de la nature, et la gloire accidentelle et comme empruntée, leur élévation est suivie d'une chute inévitable et qui n'a point de retour ; au lieu qu'en la personne du Fils de Dieu, comme la grandeur est essentielle et la bassesse empruntée, ses chutes qui sont volontaires, sont suivies d'un état de gloire certain et d'une élévation toujours permanente. Ecoutez comme parle l'histoire sainte de ce grand roi de Macédoine, dont le nom même semble respirer les victoires et les triomphes. En ce temps, Alexandre, fils de Philippe, défit des, armées presque invincibles, prit des forteresses imprenables, triompha des rois, subjugua les peuples, et toute la terre se tut devant sa face, saisie d'étonnement et de frayeur. Que ce commencement est superbe, auguste ! mais voyez la conclusion. Et après cela, poursuit le texte:, de l'historien sacré, il tomba malade et se sentit défaillir,, et il vit sa mort assurée, et il partagea ses états que la; mort allait lui ravir, et ayant régné douze ans il mourut. C'est à quoi aboutit toute cette gloire : là se termine l'histoire du grand Alexandre. L'histoire de Jésus-Christ! ne commence pas à la vérité d'une manière si pompeuse;! mais elle ne finit pas aussi par cette nécessaire décadence.». 11 ^st vrai qu'il y a des chutes, il est comme tombé du* sein de son Père dans celui d'une femme mortelle, de; lu clans une élabîe, et de là encore par divers degrés de*.

bassesse jusqu'à l'infamie de la croix, jusqu'à l'obscurité du tombeau. J'avoue qu'on ne pouvait pas tomber plus bas ; aussi n'est-ce pas là le terme où il aboutit, mais celui d'où il commence à se relever. Il ressuscite, il monte aux cieux, il y entre en possession de sa gloire, et afin que cette gloire qu'il y possède soit déclarée à tout l'univers, il viendra un jour en grande puissance juger les vivants et les morts. » Bossuet, Exorde d'un sermon pour le 1er dimanche de l'Avent.

Article VIIIe Je crois au Saint-Esprit

Leçon XXXIIe Du Saint-Esprit

I. La divinité du Saint-Esprit, au temps des Pères. — II. Sa procession : le Filioque. — III. Doctrine du Catéchisme romain.

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