Ad., 1, 21-22. — 2. Ad.t 11, 4i. — 3. Ad., iv
site hypocrite. Ce n'est pas aux hommes qu'ils ont menti, c'est à l'Esprit-Saint, à Dieu (i). Le livre des Actes raconte la punition providentielle qui frappa le mari et la femme.
4. Pierre condamne la Simonie. Lorsqu'on apprend, à Jérusalem, que de nombreuses conversions ont été opérées, à Samarie, par Philippe, Pierre et Jean | accourent pour imposer les mains et conférer le Saint-Esprit aux nouveaux baptisés. A la vue des prodiges qui furent la suite de cette intervention, l'un des convertis, homme de grand renom, mais avide d'opérer de pareilles merveilles, pria Pierre de lui accorder à prix d'argent un pouvoir semblable au sien. Pierre réprouva cette proposition et dit
à Simon le magicien : « Périsse ton argent avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s'acquérait à prix d'argent. Rcpents-toi de ton iniquité, et prie le Seigneur de te pardonner, s'il est possible, la pensée de ton cœur. Car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens du péché (2). »
5. Pierre visite les communautés chrétiennes. L'Eglise étant en paix par toute la Judée, la Galilée et la Samarie (3), Pierre en profite pour visiter les chrétientés, en particulier celles de la plaine de Saron, sur les bords de la Méditerranée, notamment Lydda, où il guérit le paralytique Enée, Joppé, où il ressuscite Tabilhe, femme de bonnes œuvres et d'aumônes, et où il loge chez le corroyeur Simon (4). C'est à Joppé qu'il reçoit du ciel la révélation que l'Evangile donne sa perfection à la Loi en dispensant de ses pratiques. On pouvait donc être chrétien sans être juif et sans recevoir préalablement la circoncision. Conclusion : les gentils pouvaient et devaient être admis au privilège de la foi.