‹ Le catéchisme romainChapitre 169 sur 230 · Hisl. eccl.t 11, i5 ; Pair. gr.t t. xx, col · texte numérisé non relu

Hisl. eccl.t 11, i5 ; Pair. gr.t t. xx, col

PIERRE, ÉVÊQUE DE ROME 53o,

d'Origène (i) et de Clément d'Alexandrie (2), de Denys de Corinthe (3), d'irénée de Lyon (4), de Caïus de Rome (5), de Papias d'Hiérapolis (6).

En 107, saint Ignace, évêque d'Àntioche, condamné à subir le martyre à Rome, écrit aux Romains pour les supplier de le laisser devenir la pâture des bêtes, car il n'a pas qualité pour leur commander comme Pierre et Paul (7). Quelques années plus tôt, vers 95, c'est le troisième successeur de saint Pierre, qui, dans sa lettre aux Corinthiens, fait une claire allusion au martyre de Pierre et Paul à Rome (8). C'est enfin saint Pierre lui-

1. HisL eccL, m, 1 ; col. 216. — 2. Ibid., vi, i4 ; col. 552. — 3. Ibid., 11, 25; col. 209. Vers 170, Denys, évêque de Corinthe, témoin autorisé des traditions de son Eglise, écrit au pape Soter et à l'Eglise romaine qu'en exhortant comme ils l'ont fait la communauté corinthienne, ils ont continué l'œuvre de Pierre et de Paul ; car ceux-ci « ont fait la plantation des Romains et des Corinthiens ; étant venus tous deux dans notre Corinthe, ils nous ont plantés ; et s'étant pareillement dirigés vers l'Italie, ils y ont enseigné dans le même lieu et ont subi le martyre vers le même temps. » — 4. Eusèbe, Hist. eccl., v, 8 ; col. 449; Cf. Adv. haer., III, 1. — 5. Ibid., 11, 25; col. 209. Caïus vivait du temps du pape saint Zéphyrin, commencement du 111e siècle, et écrivait dans son ouvrage contre Proclus : « Je puis te montrer les trophées des Apôtres ; soit que tu ailles au Vatican, soit que tu te diriges sur la voie d'Ostie, tu apercevras les trophées de ceux qui ont fondé l'Eglise de Rome. » — 6. Papias, évêque d'IIiérapolis vers 117, était fort curieux de ce qu'avaient fait et dit les Apôtres ; il s'informait auprès des anciens qui avaient pu les connaître, et il raconte que saint Marc, a écrit son Evangile à Rome d'après la prédication de saint Pierre et que Rome est bien cette Babylone d'où l'Apôtre adresse sa première Epitre aux chrétiens de la dispersion. Dans Eusèbe, HisL eccl., 11, i5 ; col. 173. — 7. Rom., iv, 3 ; dans Funk, Op. Pair, apost., t. 1, p. 218. — 8. « Venons aux athlètes qui ont combattu depuis peu. Prenons les illustres modèles de notre génération. C'est par suite de la jalousie et de la discorde que les hommes grands et justes qui furent les colonnes de l'Eglise ont été persécutés et ont

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même qui date sa première lettre de Rome (i). 3. Le fait de la venue et de la mort de saint Pierre à Rome est ainsi reconnu dès la première heure par l'Orient et l'Occident. A Rome comme en dehors de Rome il est regardé comme entraînant des conséquences importantes, au point de vue de la foi et de la discipline. C'est d'abord une chose digne de remarque que l'Eglise de Corinthe, plus

combattu jusqu'à la mort. Mettons-nous devant les yeux les saints apôtres : Pierre... Paul... » I Cor. v, 3-5 ; dans Funk, t. i, p. G6-68.

i . A propos de la Prima Pétri, Renan écrit : « Babylone, en ce passage, désigne évidemment Rome. Si l'épitre est authentique, le passage est décisif. S'il est apocryphe, l'induction qui se tire du dit passage n'est pas moins forte. L'auteur, en eiiet, quel qu'il soit, veut faire croire que l'ouvrage en question est bien l'ouvrage de Pierre. Il a dû, par conséquent, pour donner de la vraisemblance à sa fraude, disposer les circonstances de lieu d'une façon conforme à ce qu'il savait et à ce que l'on croyait de son temps sur la vie de Pierre. Si, dans une telle disposition d'esprit, il a daté la lettre de Rome, c'est que l'opinion reçue au temps où cette lettre fut écrite, était que saint Pierre avait résidé à Rome. » Antéchrist, p. 555. A propos de l'allusion au genre de mort par lequel Simon-Pierre devait glorifier Dieu, dans l'Evangile de saint Jean, Mgr Duchesne écrit : « Sans parler des allusions que l'on a cru relever dans VEpître aux Hébreux et dans l'Apocalypse, il est certain que l'auteur du dernier chapitre de l'Evangile de saint Jean, non seulement savait comment saint Pierre était mort, mais en parlait comme d'un événement connu de tout le monde. Or, le chapitre en question témoigne de l'état des souvenirs en Asie, au temps de Trajan. Gomment, si ces souvenirs si clairs avaient été contraires à la tradition de Rome, comment saint Clément et saint Ignace auraient-ils pu s'exprimer comme ils l'ont fait? Gomment, une cinquantaine d'années après, cette tradition, qui aurait eu dans l'hypothèse une autre tradition à détruire, aurait-elle pu s'installer si bien à sa place, que celleci eût disparu sans laisser le moindre vestige, ni dans l'histoire, ni dans les monuments, ni dans la légende? » Les origines chrétiennest édit. lith., Paris, 1886, p. 8o.

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