‹ Le catéchisme romainChapitre 188 sur 230 · I. Son admirable propagation · texte numérisé non relu

I. Son admirable propagation

i. Ce n'est pas sans raison que le concile du Vatican qualifie d'admirable la propagation de l'Eglise à travers l'espace et le temps. Cette propagation est admirable, en effet, à quelque point de vue qu'on se place : admirable par Vabsence de moyens naturels ; par V opposition formidable qu'elle n'a jamais cessé de rencontrer; par sa marche toujours progressive, en dépit d'échecs partiels qui, du reste, ont toujours été largement compensés; par des résultats hors de pair ; de telle sorte que cette conclusion s'impose légitimement: Un fait si extraordinaire n'a d'autre explication plausible que l'assistance divine promise par Jésus-Christ à ses Apôtres et divinement octroyée à son Eglise dans la suite des siècles.

2. On a prétendu, il est vrai, que le catholicisme, à son apparition, répondait à un besoin général des âmes, qu'il a accaparé dans la suite des notions philosophiques étrangères pour les introduire dans son enseignement, qu'il a fort habilement profité des circonstances politiques et qu'il a vécu de l'exploitation de la crédulité publique. On reconnaît là les arguments d'ordre divers et de valeur inégale, répétés à satiété dans les livres et dans la presse ; fussent-ils fondés en raison, ce qui n'est pas, ils n'expliqueraient pas pour autant la propagation admirable de l'Eglise.

3. Incontestablement* puisqu'il est divin, le catholicisme répondait, quand il parut, et répondra toujours aux besoins supérieurs de l'âme humaine. Mais, d'autre part, qui ne sait, par expérience personnelle, l'opposition que ce même catholicisme rencontre en chacun de nous dans des habitudes

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