I. Rémission des péchés
L'explication de ces trois derniers articles du symbole devant trouver sa place quand il sera question du Baptême, de la Pénitence et des Fins dernières, nous nous contentons de reproduire le texte même du Catéchisme romain, sans raccompagner de commentaires.
1° L'article X#, la rémission de péchés. — Il faut croire à la rémission des péchés, « II n'est personne qui, voyant l'article de la rémission des péchés au nombre des articles du symbole, ne juge aussitôt qu'il renferme
non seulement un mystère tout divin, mais encore quelque chose d'absolument nécessaire au salut. Car, nous l'avons déjà prouvé, il n'y a point de piété chrétienne sans une foi ferme à tout ce qui nous est proposé dans le symbole. Au reste, si la vérité qui est contenue dans cet article, quoique assez claire par elle-même, avait encore besoin de quelque preuve, il suffira de rapporter ce qu'en dit le Sauveur, avant de monter au ciel, lorsqu'il ouvrit l'esprit de ses disciples pour entendre les Ecritures. a Il fallait que le Christ souffrît, qu'il ressuscitât des morts le troisième jour, et que le repentir et la rémission des péchés soient prêches en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem (i). » D'après ces paroles, les pasteurs verront sans peine que, s'ils sont obligés d'instruire les fidèles de toutes les vérités de la religion, ils le sont plus spécialement et plus étroitement de leur enseigner ce qui regarde la rémission des péchés. »
2° Pouvoir de remettre les péchés. — « C'est donc un devoir du pasteur d'enseigner non seulement que la rémission des péchés existe dans l'Eglise catholique, suivant cette prédiction d'Isaïe : « Le peuple qui demeure en Sion a reçu le pardon de son iniquité (2), » mais encore que cette Eglise a le pouvoir de les remettre : pouvoir tel que, si les prêtres l'exercent légitimement et suivant les règles prescrites par Jésus-Christ, les péchés sont certainement remis et pardonnes. »
1. Dans le Baptême. — « Et d'abord, lorsque nous faisons la première profession de foi, en recevant le sacrement de baptême, notre pardon est si plein et si entier qu'il ne nous reste absolument ni aucune trace de nos fautes, soit de la faute originelle, soit des fautes commises par notre volonté propre, ni aucune peine à subir pour les expier. Cependant la grâce du baptême ne nous délivre pas de toutes les faiblesses de la nature, ou plutôt la concupiscence reste en chacun de nous. Elle nous porte sans cesse au péché ; nous avons toujours ses mouvements à réprimer et à combattre ; à peine trouve-