‹ Le catéchisme romainChapitre 25 sur 230 · Sam. theol-, I, Q. l, a 1, 2, 3. — 2. Ibid., Q. u · texte numérisé non relu

Sam. theol-, I, Q. l, a 1, 2, 3. — 2. Ibid., Q. u

résultat ne peut être produit immédiatement par deux causes qui suffisent chacune à la produire (i). Enfin l'ange se meut d'un lieu à un autre en y appliquant successivement sa vertu, sans avoir besoin pour cela de passer, comme les corps, par les lieux intermédiaires (2).

3° Connaissance. — 1. L'ange est une pure intelligence : il n'a pas de corps, il n'a pas de sens ; sa connaissance est immatérielle, intellectuelle. L'homme, d'après les scolastiques, a besoin de deux intelligences : d'une intelligence passive pour comprendre, et d'une intelligence active pour rendre intelligible l'objet matériel apporté par les sens. L'ange, n'ayant pas de sens, n'a donc pas, comme l'homme, besoin d'intelligence active (3). Les espèces ou images intelligibles à l'aide desquelles il connaît ne lui venant pas du monde sensible, il les reçoit de Dieu (4). D'autre part, la perfection de l'intelligence venant de l'objet qu'elle est capable de saisir, et cet objet étant l'universel, les images intelligibles données par Dieu aux anges sont d'autant plus universelles que l'ange est supérieur (5).

2. Dans la béatitude céleste, l'ange connaît de deux manières : d'une manière surnaturelle par une vision intuitive en Dieu, et d'une manière naturelle par les moyens de connaître qu'il tient de sa création. Pour ce qui regarde la connaissance naturelle, l'ange se connaît lui-même sans avoir besoin d'aucune espèce intelligible. Il connaît les autres anges par les espèces intelligibles qu'ils représentent et que Dieu a mises en lui en le créant. Il connaît Dieu, non par une vision de l'essence divine, mais

1. Ibid., Q. lu. — 2. Ibid., Q. lui. — 3. Ibid., Q. liv. — 4. Ibid., Q. lv, a. 2. — 5. Ibid., a. 3.

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