Ibid.9 Q. lvi. — a. Ib id.t Q. lvii. — 3. Ibid., I, Q
d'une dilection élective dont la dilection naturelle est le principe. Il s'aime lui-même d'une dilection naturelle, parce qu'il se veut du bien, et d'une dilection élective par rapport au bien qu'il se veut. Sa dilection naturelle le porte à aimer Dieu plus que luimême (i). Les anges bienheureux aiment Dieu nécessairement et sont incapables de pécher (2). L'ange n'a pu pécher par amour d'un mal, puisqu'il n'avait pas de passion et que sa volonté était ordonnée au bien (3). Il n'a pu pécher que grièvement, du moment qu'il voit les conclusions dans les principes (4).
La nature de la A^olonté angélique fait qu'un seul acte bon ou mauvais la fixe à jamais dans le bien ou dans le mal. Car la volonté de l'ange est comme son intelligence : elle s'attache à la fin qu'elle a choisie avec une pleine connaissance, sans subir l'influence d'aucune passion, comme l'intelligence s'attache aux premiers principes. Sa détermination est donc libre en elle-même; mais aussitôt prise, elle devient irrévocable. Il en est ainsi par rapport à la fin surnaturelle, parce que les conditions où elle se détermine sont les mêmes dans l'ordre surnaturel que dans l'ordre naturel : Dieu ne les change pas par ses dons surnaturels. Par suite les bons anges sont pour toujours dans la béatitude, et les mauvais dans la réprobation (5).
5° Rapports mutuels des anges. — 1. Hiérarchie. — Sur cette question, saint Thomas suit le pseudo-Denys. Les anges sont partagés en trois hiérarchies à raison de la puissance de leur intelli-
1. Ibid., Q. lx. — 2. Ibid., Q. lxii. — 3. De Malo, Q. xvi, a. 5., ad 4- — 4- Sum. theoL, PII*, Q. lxxxix, a. 4- — 5. De Malo, Q. xvi, a. 5, Sum. theol. I, Q. lxii, a. 8; Q. lxiii, a. 2.