‹ Le catéchisme romainChapitre 73 sur 230 · Joan.f 1, 1. — a. Jsaî.,fLin · texte numérisé non relu

Joan.f 1, 1. — a. Jsaî.,fLin

2l8 LE CATÉCHISME ROMAIN

qu'il faut croire, c'est donc que le Fils a la même nature, la même puissance, la même sagesse que le Père, suivant cette explicalion plus étendue du symbole de Constantinople : « Et en Jésus-Christ, son Fils unique, né du Père avant tous les siècles, Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non fait, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait. » ;:

« De toutes les comparaisons que l'on a coutume d'employer pour indiquer le mode et la raison de cette gêné- ^ ration éternelle, celle qui parait le mieux appropriée est celle qui est tirée de la pensée humaine. C'est pourquoi saint Jean appelle Verbe le Fils de Dieu. De même, en effet, que notre esprit, se comprenant lui-même, forme sa propre image que les théologiens appellent verbe, de même Dieu, autant qu'on peut comparer les choses divines aux choses humaines, se comprend lui-même, engendre son Verbe éternel. Mieux vaut, du reste, s'arrêter à ce que la foi nous propose, croire et confesser sincèrement que Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme, qu'en tant que Dieu il est engendré du Père avant tous les siècles, et qu'en tant qu'homme il est né dans le temps de la Vierge Marie, sa mère.

(( Mais, tout en reconnaissant sa double naissance, nous croyons qu'il n'y a qu'un seul Fils, car il n'est qu'une seule et même personne, réunissant la nature divine et la nature humaine. Relativement à sa génération divine, il il n'a ni frère ni cohéritier, puisqu'il est Fils unique du Père, tandis que les hommes ne sont que l'ouvrage fragile de ses mains. Relativement à sa naissance humaine, non seulement il donne à plusieurs le nom de frères, mais il les tient pour de vrais frères, puisqu'ils partagent avec lui la gloire de l'héritage paternel : ce sont ceux qui ont reçu le Christ Seigneur par la foi, qui manifestent réellement cette foi par les œuvres de la charité. C'est pourquoi l'apôtre l'appelle « le premier-né entre plusieurs frè* res (i). ))

8. Notre Seigneur. — « Parmi les nombreux passages i. Rom., vin, 29.

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