Philip^ 11, 8-1 1. — 2. Matth., xxvm, i
de lui que nous tenons notre nom de chrétiens, que c'est de lui que nous avons reçu tant de bienfaits, puisque luimême a bien voulu nous les faire connaître par la foi et qu'en toute justice, plus que le reste des hommes, nous sommes obligés de nous consacrer à jamais et de nous dévouer pour toujours comme des esclaves à notre Rédempteur et Seigneur.
« Du reste, au moment de notre initiation baptismale, nous l'avons promis devant la porte de l'église, car nous avons déclaré renoncer à Satan et au monde et nous consacrer entièrement à Jésus-Christ. Par suite, après nous rtre fait inscrire dans la milice chrétienne, après nous être dévoués à Notre Seigneur d'une manière si sainte et si solennelle, après avoir pénétré dans l'église, après avoir connu la volonté et la loi de Dieu, après avoir reçu la grâce des sacrements, si nous en venions à vivre suivant les lois du monde et du démon, comme si, au moment du baptême, c'élait au monde et au démon et non au Christ Seigneur et Rédempteur que nous eussions donné notre nom, de quel châtiment ne serions-nous pas dignes ? Et quel cœur ne se sentirait pas entlammé d'amour pour un Seigneur si grand, si bon, si dévoué à notre égard, qui, bien qu'il nous ait sous sa puissance et sa domination comme des esclaves rachetés par son sang, nous traite avec tant d'amour, au point de nous appeler, non pas ses esclaves, mais ses amis, ses frères ? C'est la raison la plus juste, et je ne sais s'il en est de plus forte, pour nous engager à le reconnaître, à le respecter et à l'honorer comme Notre Seigneur. »
IL Jésus est le Messie
i. Observation préliminaire. — Jésus est le Messie, Fils de Dieu et Dieu. Telle est la vérité fondamentale du christianisme, la foi catholique. Or, il est incontestable, et aucun critique sérieux ne songe à le nier, que cette foi catholique était bien la loi de l'Eglise apostolique. Elle se trouve explicitement