‹ Le catéchisme romainChapitre 91 sur 230 · Autour d'un petit livre, p. ii3-ii4. — a. Ibid., p · texte numérisé non relu

Autour d'un petit livre, p. ii3-ii4. — a. Ibid., p

3. Ibid., p. n7. — 4. ibid., p. 83. — 5. Ibid., p. 84. — 6. Ibid., p. 117. — 7. ibid., p. 118.

réalité, mais c'est la définition du rapport qui existe entre le Christ et Dieu, c'est-à-dire une croyance. Cette croyance appartiendrait à l'enseignement de Jésus, si le ive Evangile était un écho direct de la prédication du Sauveur, et si la parole des Synoptiques sur le Père qui seul connaît le Fils, et le Fils qui seul connaît le Père, n'était pas un produit de la tradition (i). » Que reste-t-ii donc de l'Evangile, touchant le Christ? Rien que l'expression d'un rapport, a C'est un rapport tout particulier d'union entre Dieu et l'homme-Christ, rapport qui n'est pas la simple connaissance du Dieu bon, mais quelque chose d'infiniment plus mystérieux et plus profond, l'espèce de pénétration intime et ineffable de l'homme-Christ par Dieu (2). »

7. Voilà, en fin de compte, ce qu'est pour M. Loisy Notre Seigneur : un homme, l'homme- Christ, pénétré mystérieusement par Dieu. Tel est le résultat du « discernement » avec lequel il a consulté les Synoptiques. Qu'après cela Jésus soit Dieu, rien de plus légitime : il Test pour la foi ; car, u de ce que Jésus a vécu et parlé en homme, il ne suit pas qu'il n'ait point été Dieu (3). » Et du reste il n'y a pas solution de continuité entre le faitévangélique et son interprétation; celle-ci n'est pas une fiction étrangère à celui-là ; réciproquement le fait évangélique bien compris ne proteste pas contre l'interprétation théologique, si on la prend pour ce qu'elle est, et il ne la détruit pas (4), d'autant plus u que la christologie n'a pas besoin d'avoir été enseignée expressément par Jésus pour être vraie (5) ; » « la théorie christologique est une explication transcendante du fait historique (6). »

1. Autour d'un petit livre, p. i3o. ' — 2. Ibid., p. i34. — 3. ibid., p. 147. — 4. Ibid., p. i35-i36. — 5. Ibid., p. i36. — 6. Ibid., p. i48.

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Ces formules, et d'autres encore, pourraient faire croire à une évolution dogmatique correcte et telle que la soutiennent les catholiques; au fond, elles servent du véhicule à la théorie de M. Loisy sur la notion de dogme, dont il a déjà été question et qui est inacceptable ; elles parlent de développement, et, en fait, elles impliquent un véritable transformisme (i). Relativement à la divinité de Jésus, le seul point en question ici, M. Loisy a écarté dans les Synoptiques tout texte qui sert de preuve ; mais comme, d'autre part, c'est un fait que l'Eglise primitive a cru à cette divinité de Jésus, M. Loisy, au lieu de reconnaître qu'un tel fait n'a et ne peut avoir d'autre explication légitime que l'enseignement même de Notre Seigneur, nous parle de la foi et de la tradition, qui interprètent, traduisent et idéalisent les données primitives et y versent ainsi un contenu qui n'y était pas. Un tel procédé, s'écartant notoirement de l'enseignement catholique, est donc supect et justifie tout ce que nous venons de dire.

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