‹ Le Catéchisme romain, ou, L'Enseignement de la doctrine chrétienneChapitre 103 sur 312 · ŒUVRES DE MISÉRICORDE · texte numérisé non relu

ŒUVRES DE MISÉRICORDE

Œuvres corporelles. Quand il s'agit d'un besoin du corps, d'un defeclas, c'est pendant la vie ou après la mort. Pendant la vie, ce defectus -peut être commun, ordinaire, ou spécial et accidentel. Le defectus commun est intérieur ou extérieur : intérieur, par défaut de nourriture ; d'oîi cette œuvre corporelle : donner à manger à ceux qui ont faim et à boire à ceux qui ont soif ; extérieur, par défaut de vêtement ou d'asile ; d'oii vêtir ceux qui sont nus, exercer Vhospilalité. Le defectus spécial peut provenir d'une cause intrinsèque, telle que le défaut de santé ; de là la visite des malades ; ou d'une cause extrinsèque, telle que le défaut de liberté physique ; de là la visite des prisonniers, le rachat des captifs. Après la mort, le défaut de sépulture ; de là cette dernière œuvre corporelle : ensevelir les morts.

Œuvres spirituelles. Celles-ci se rapportent aux besoins de l'âme. La première, c'est de prier pour autrui; la seconde, c'est de venir au secours de son intelligence spéculative, en enseignant les ignorants ; la troisième, c'est de venir en aide à son intelligence pratique, en le conseillant ; la quatrième, en consolant les affligés. Mais le défaut peut résulter d'un acte déréglé ; s'il émane de la mauvaise volonté, on y subvient par la correction fraternelle, en corrigeant avec prudence et charité les pécheurs ; si nous jen sommes la victime, par l'indulgence, en pardonnant de bon cœur les offenses ; si les conséquences en ire tombent sur les voisins et les proches, en souffrant ^avec patience les injures et les défauts d' autrui (i).

Règle générale, les œuvres spirituelles l'emporjtent sur les corporelles, comme l'âme sur le corps, l't doivent être pratiquées les premières. Mais il est des cas où les secours à donner au corps sont plus

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