IV. Vices contraires à la charité
Un seul péché mortel, nous l'avons vu, suffit pour nous faire perdre la charité. Saint François de Sales le dit en son langage imagé (2). Mais le Doc-
I. Sam. theoL, Ih IP*, Q. xxxiii. — 2. « L'amour de Dieu qui nous porte jusques au mespris de nous-mesmes, nous rend citoyens de la Hiérusalem céleste; l'amour de nous-mesmes qui nous pousse jusques au mespris de Dieu, nous rend esclaves de la Babylone infernale. Or, nous allons certes petit à petit à ce mespris de Dieu; mais nous n'y sommes pas plutost parvenus que, soudain, en un moment, la saincte charité se sépare de nous ou, pour mieux dire, elle périt tout à fait. Oui, car en ce mespris de Dieu consiste le péché mortel, et un seul péché mortel bannit la charité de l'âme, d'autant qu'il rompt le lien et l'union d'icelle avec Dieu, qui est en l'obéissance et soumission à sa volonté. Et comme le cœur humain ne peut estre vivant et divisé.