VICES CONTRAIRES A LA CHARITE
teur angélique, fidèle à sa méthode, étudie successivement et sommairement tous les vices opposés à la charité. Or, il l'a étudiée en elle-même, dans Tamour, puis dans ses effets. Quels sont donc les vices opposés à l'amour, à la joie, à la paix, à la bienfaisance.^ C'est la haine de Dieu ou du prochain contre l'amour; le dégoût et V envie contre la joie ; la discorde, qui réside dans le cœur; la contention^
\ qui se produit par la parole ; le schisme, la querelle, la guerre et la sédition, qui se commettent par action,
, contre la paix; et enfin le ^ca/ida/e contre la bienfaisance (i).
Devant traiter de la plupart de ces vices dans l'explication des commandements qui règlent nos rapports avec le prochain, nous ne parlerons ici que de la haine de Dieu, du dégoût du bien divin et du
ischisme.
I. Haine de Dieu. — Il paraît bien difficile, sinon impossible, qu'une créature intelligente, raisonnable, consciente, puisse haïr Celui dont elle tient tout ce qu'elle est, tout ce qu'elle a. Dieu est si bon ! Et pourtant il est parlé de la haine de Dieu [dans l'Ecriture ; et Notre Seigneur a dit : u Celui \qui me hait, hait aussi mon Père. Si je n'avais pas fait m milieu d'eux des œuvres que nul autre n'a faites, ils raient sans péché ; mais maintenant ils ont vu, et ils
Ine haïssent, moi et mon Père (2). )> De quelle haine ionc s'agit-il ? Dans son essence, Dieu est la bonté nême, le bien absolu ; c'est sa nature d'être aimé, t il est de la nature de l'être intelligent de l'aimer.
ussi la charité, qui est le cœur de l'âme et l'âme du cœur, le peut jamais estre blessée qu'elle ne soit tuée. » De Vamour 'e Dieu, L, IV, c. iv.