‹ Le Catéchisme romain, ou, L'Enseignement de la doctrine chrétienneChapitre 114 sur 312 · LE CULTE · texte numérisé non relu

LE CULTE

motive ce culte, il n'y a qu'un culte relatif, à cause de la relation de cet objet avec une personne vénérable ou adorable.

^. Règles relatives au culte des objets religieux réellement distincts des personnes. « Ces objets religieux son tels à cause d'une perfection, ou d'une relation, qui les rattache eux-mêmes plus ou moins intimement à l'ordre surnaturel. C'est d'abord un lien vital, mais à présent rompu, qui les unissait autrefois à l'âme d'un saint ou d'une sainte, de la Reine des saints, voire même du divin Rédempteur infiniment saint. Il en est ainsi de toutes les reliques proprement dites, de celles qu'on pourrait appeler hypostatiques comme ayant fait partie du tout composant la personne ou l'hypostase religieusement vénérée. C'est ensuite un lien de propriété, résultant , de ce qu'une telle hypostase a produit et possédé, ' occupé ou habité, employé ou dirigé, et par le fait même sanctifié ou béni quelque objet, quelque local, devenus en conséquence des reliques improprement dites et non hypostatiques. C'est enfin un lien de signification, de symbolisme, par lequel une image ou un signe conventionnel représentent à notre esprit et rappellent à notre mémoire une personne divine, un ange, un homme, ayant droit à nos religieux sentiments. Tels sont les gestes et 'actions du culte extérieur, le*S peintures et les sculptures, les gravures et les ciselures, qui ne sont ni proprement ni improprement des reliques. Il est aisé d'observer une gradation logique entre ces trois catégories d'objets religieux, et, dans chacune d'elles, une gradation de dignité, de vénérabilité, dépendant principalement de leur union plus ou moins i étroite avec les fonctions caractéristiques de leur jûbjet (i). »

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