III. Culte de Dulie
I. Le culte des créatures en généraL — La vertu de religion s'exprime aussi par des actes extérieurs à l'égard de certaines créatures, qui ont reçu de Dieu une communication plus ou moins grande de son excellence.
(( Dans l'explication du premier commandement, dit le Catéchisme Romain, on doit enseigner avec soin que le culte et l'invocation des anges et des bienheureux, qui jouissent de la gloire du ciel, ainsi que le respect pour les corps et les saintes reliques que l'Eglise a toujours pratiqué, ne sont pas contraires à la loi. Qui serait assez insensé pour s'imaginer qu'un roi, qui défendrait à ses sujets d'usurper son titre et d'accepter les hommages et les honneurs royaux, interdirait par là même d'honorer les magistrats ? Et quoiqu'il soit dit que les chrétiens, à l'exemple des saints de l'Ancien Testament, adorent les anges, ils ne leur rendent pourtant pas le même culte qu'à Dieu. Si nous lisons ici et là que les anges ont repoussé la vénération des hommes, cela signifie simplement qu'ils ne voulaient point pour eux l'honneur qui n'est dû qu'à Dieu. Le même Saint-Esprit qui a dit : « A Dieu seul honneur et gloire (i), » nous ordonne néanmoins d'honorer