I. Cat. Rom., P. III, c, i, n, 16-17. — 2. Maith,, xvm, iQ
il avait lutté, de le bénir. Il l'y contraignit même, protestant qu'il ne le laisserait point partir sans avoir reçu sa bénédiction ; et cette bénédiction, il la demanda non seulement à l'ange qu'il voyait, mais encore à celui qu'il ne voyait pas, quand il dit : « Que lange qui ma délivré de tout mal, bénisse ces enfants (i). »
C'est pour ces motifs que l'Eglise a institué la fête des saints Anges gardiens, de saint Michel, de saint Gabriel et de saint Raphaël.
III. Culte des Saints. — i. Baisons générales de ce culte. Ces raisons se tirent de l'union qui relie entre eux tous les membres de l'Eglise, ceux qui jouissent déjà de la vision béatifique et qui continuent à s'intéresser à nous, et ceux qui luttent icibas et qui ont toujours besoin du secours de leurs frères. Le culte des saints est du reste un puissant motif d'émulation, car il élève et fortifie l'espérance, il excite à l'imitation. Il a été justifié par les Pères, notamment par saint Jérôme contre Vigilance et par saint Jean Damascène contre les iconoclastes. Le Catéchisme Romain rappelle avec raison qu'un tel culte a été approuvé par les conciles de Nicée, en 787, et de Trente au xvi° siècle, et il ajoute :
2. Témoignage de l'Ecriture, a Quelle preuve plus solide et plus claire que le témoignage des divines Ecritures, qui exalte si admirablement les louanges des saints ? 11 est des saints, en effet, dont les oracles divins ont consigné l'éloge dans les Lettres sacrées. Dès lors pourquoi ne leur rendrait-on pas des honneurs particuliers? »
3. Raisons théologiques. « Un autre motif plus puissant encore de les honorer et de les invoquer, c'est qu'ils prient continuellement pour le salut des hommes et que nous devons à leurs mérites et à leur faveur la plupart
I. Gen., XLvm, 16; Cat. Rom., ibid., n. 18-19. Cf. notre article Angélologie, dans le Dict, de Théol., t. i, col. 1219-1223.