CULTE DES SAINTS
des bienfaits que Dieu nous accorde. Si le ciel se réjouit à la vue d'un seul pécheur qui fait pénitence, comment les habitants des- ci eux pourraient-ils ne pas venir en aide aux pénitents? Gomment, sur notre demande, n'obtiendraient-ils pas le pardon de nos péchés et notre réconciliation avec Dieu ? »
4. Vaines objections. « Prétendre que le patronage des saints est inutile, attendu que Dieu entend nos prières sans interprète, c'est tenir un propos impie, réfuté par cette remarque de saint Augustin qu'il est beaucoup de choses que Dieu n'accorderait pas sans les secours et les bons offices d'un médiateur et d'un intercesseur. Remarque fort bien justifiée par le fameux exemple d'Abimélech et des amis de Job, qui ne durent le pardon de leurs fautes qu'aux prières d'Abraham et de Job.
« Allèguerait-on que c'est l'affaiblissement ou le manque de foi qui nous fait invoquer les saints comme intercesseurs et patrons ? Mais alors que répondre à l'exemple du centurion qui mérite le bel éloge que Notre Seigneur fit de sa foi, précisément pour avoir envoyé au Sauveur quelques anciens d'entre les juifs demander la guérison de son serviteur malade ?
« Si donc nous devons confesser qu'il n'y a qu'un u seul médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Notre Seigneur (i), » « qui nous a réconciliés par son sang avec le Père céleste et qui, entré une fois pour toutes dans le Saint des saints, après nous avoir acquis une rédemption éternelle (2), » « ne cesse d'intercéder pour nous (3), » il ne s'ensuit nullement que nous ne devions point recourir au crédit des saints. Si, par le seul fait que nous avons Jésus-Christ pour avocat, iLne nous était pas permis de recourir à l'assistance des saints, l'Apôtre se serait bien gardé de se faire recommander et aider auprès de Dieu par ses frères encore vivants. Car la prière des justes de la terre ne diminuerait pas moins que celle des saints du ciel la gloire et la dignité de notre médiateur, le Christ.
u Mais qui n'aurait confiance dans le culte qui est