I. Act., VIII, 20. — 2. Hom, IV InEvang
3o8 LE CATÉCHISME ROMAIN
sition d^une chose spirituelle. — Il y a simonie de la main, quand l'argent ou tout ce qui peut être apprécié à prix d'argent sert à payer la collation d'un sacrement, d'un bénéfice, d'une charge ou d'un honneur ecclésiastique. — Il y a simonie de la langue, quand on recherche et qu'on obtient le même résultat par de basses flatteries verbales ou écrites ; et simonie de la faveur, quand on a recours à toutes sortes d'obséquiosités ou de services rendus. Si la simonie à prix d'argent est la plus brutale, les deux autres sont plus viles.
2. L'Eglise n'a cessé de les réprouver et de les condamner. Elle l'avait fait déjà au concile de Ghalcédoine. Mais devant le trafic honteux, qui fut l'une des plaies du x" et xi" siècle, elle y insista de nouveau. Saint Pierre Damien, les papes Clément II, Léon IX, Nicolas II, Alexandre II, Grégoire VII, Urbain II et Calixte II, mirent tous leurs soins à extirper un tel vice. Et le i"' concile de Latran, en II 23, défendit « de toutes manières d'ordonner ou de promouvoir quelqu'un, pour de l'argent, dans l'Eglise de Dieu (i). » Seize ans plus tard, en iiSg, le second concile de Latran revient à la charge : il flétrit de la même note d'infamie le vendeur, l'acheteur et l'intermédiaire ; il interdit d'exiger n'importe quoi de n'importe qui, sous quelque prétexte que ce soit, après comme avant l'ordination ou la promotion (2).
Saint Thomas avait eu soin (3) de distinguer entre recevoir de l'argent *comme prix de la grâce spirituelle des sacrements, chose vraiment simoniaque, et en recevoir à l'occasion du ministère, à titre d'oblation et en vue de pourvoir à l'entretien du
I. Gan. I ; Deiizinger, n. 359 (3oi). -^ 2. Can. ii-i3 ; Denzinger, n. 364-365 (3o6-3o7). — 3. Sum. theoL, II* 11^% Q. c, a. 2.