LA SIMONIE
culte et du clergé, usage parfaitement légitime, puisque le prêtre, comme l'enseigne saint Paul, a droit de vivre de l'autel. Mais telle ne fut pas la pensée de Wiclef. Ce puritain estimait que « tous ceuxlà sont simoniaques qui s'obligent à prier pour d'autres dont ils reçoivent des subventions temporelles (i). » Martin V le condamna avec raison, parce qu'il n'y a là ni achat ni vente, mais un don ou une fondation d'une part, un acte de reconnaissance ou de justice d'autre part.
Plus tard, au xvii® siècle, on essaya vainement de subtiliser et de faire passer certaines combinaisons fort louches comme des actes complètement à l'abri de tout reproche simoniaque. Mais Alexandre VII et Innocent XI maintinrent énergiquement la doctrine de l'Eglise, en condamnant des distinctions pitoyables, qui cherchaient à justifier des actes indéniables de simonie (2).