‹ Le Catéchisme romain, ou, L'Enseignement de la doctrine chrétienneChapitre 137 sur 312 · LB CATÉCHISME. — T. V. SI · texte numérisé non relu

LB CATÉCHISME. — T. V. SI

David montre fort bien la nécessité de la vérité dans le serment, quand il dit : « S'il a fait un serment à son préjudice, il n'y change rien (i). »

Le jugement. « On ne doit pas, en effet, recourir au serment à la légère et témérairement, mais après examen et réflexion. Avant donc de jurer, il faut considérer s'il y a nécessité ou non, peser attentivement la chose pour s'assurer si elle est telle qu'elle ne puisse se passer de serment, examiner les circonstances de temps, de lieu et les autres, ne se laisser entraîner ni par la haine, ni par l'amour, ni par aucun mouvement déréglé de l'âme, mais seulement par la nécessité et l'importance de la chose elle-même. Car s'il n'est pas précédé de ces considérations et de ces réflexions diligentes, le serment sera certainement précipité ou téméraire. Telles sont les affirmations sacrilèges de ceux qui jurent pour les choses les plus légères et les plus futiles, sans motif et sans examen, mais uniquement par mauvaise habitude, comme cela se passe chaque jour parmi les vendeurs et les acheteurs. Les uns pour vendre plus cher, les autres pour acheter à meilleur marché, n'hésitent jamais à vanter ou à déprécier la marchandise par serment. Gomme il faut donc du jugement et de la prudence pour jurer, et comme les enfants manquent de la perspicacité et du discernement voulus, il est interdit d'exiger d'eux le serment avant l'âge de la puberté, c'est-à-dire avant l'âge de quatorze ans. »

(( La justice est enfin requise, surtout dans les pro-

l'auleur de la promesse ou la chose promise, intervient pour en différer ou en interdire l'exécution. Cf. Sum. IheoL, II" 11^, Q. Lxxxix, a. g, ad 3. L'Eglise intervient ainsi quand une promesse devient un obstacle à la saine morale, à la paix des familles ou des sociétés, à l'honneur et à la sainteté des mœurs chrétiennes. Jadis, au moyen Lge, quand les vassaux et les sujets venaient à être lésés dans leurs droits les plus essentiels par des souverains sans foi ni loi, l'Eglise les déliait de leurs promesses, dans l'ordre féodal et politique, mcmn quand elles étaient appuyées par un serment.

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