‹ Le Catéchisme romain, ou, L'Enseignement de la doctrine chrétienneChapitre 144 sur 312 · CATBCHISMB. — X. V · texte numérisé non relu

CATBCHISMB. — X. V

(dans les épîtres de saint Paul) des passages difficiles à entendre, et que des personnes ignorantes et mal affermies détournent, comme elles font les autres Ecritures, pour leur perdition ( i ) . »

(( La sainte Ecriture reçoit encore des taches honteuses et flétrissantes, lorsque des impies en consacrent les termes et les maximes, si dignes de notre vénération, à des plaisanteries, à des fables, à des puérilités, à l'adulation, à la médisance, à des sorts, à des libelles diffamatoires et autres choses de ce genre. Aussi le saint concile de Trente veut-il qu'on sévisse contre ces fautes (2). »

2. Mépris du saint nom de Dieu. «. De même que ceuxlà honorent Dieu qui invoquent sa puissance et son secours dans leurs malheurs, de même aussi celui-là lui refuse l'honneur qui lui est dû, qui n'invoque point son appui. David reprend ces derniers quand il dit : « Ceux qui n invoquent point Dieu, soudain ont tremblé d'épouvante, sans quil y eût sujet d'épouvante (3). »

« Mais il en est qui sont entraînés dans les liens d'un crime beaucoup plus détestable encore : ce sont ceux qui d'une bouche impure et souillée, ne craignent pas de blasphémer et de maudire le très saint nom de Dieu, ce nom si digne d'être béni de toutes les créatures et d'être exalté par les louanges les plus pompeuses, ou encore le nom des saints qui régnent avec lui dans le ciel. Celte faute est si horrible et si monstrueuse que quelquefois, quand il est question du blasphème, les saintes Lettres se servent du mot de bénédiction (4). »

i.llPeir.,uiy 16. — 2. Cat. Rom., P. III, loc. cil. ,11.28. — 3. Ps. LU, 5. — 4. « C'est à ce culte (du nom de Dieu) que s'attaque le blasphème... 0 France, tu fus autrefois le royaume de saint Louis, qui perçait d'un fer rouge la langue du blasphémateur ; mais tu es devenue depuis longtemps la patrie du blasphème. Des génies néfastes te l'ont enseigné : ils ont donné à la parole sacrilège le tour et l'accent qui pouvait la mieux t'en dissimuler la laideur. Ils ont inventé il y a 100 ans, le blasphème élégant, le blasphème enjoué et spirituel ; ils ont inventé naguère le blasphème hypocrite qui usurpe les dehors de la science pour outrager la vérité, qui prend le ton de la piété pour déshonorer les plus saiûtçs figures, pour profaner les plus

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