LA VIOLATION DES VŒUX
librement faite à Dieu et pécher contre la vertu de religion.
Mais la faute commise est-elle mortelle ou vénielle ? Cela dépend d'ordinaire de l'importance même de la chose vouée et de la nature de Tobligation qu'on a entendu s'imposer. Seule la gravité d'un vœu comporte de soi une obligation grave ; et sa violation constitue un péché mortel, à moins qu'elle n'ait lieu qu'en matière légère ou que cejui qui a fait un vœu ne se soit obligé que sub levi, L'Eglise, en effet, reconnaît le droit, dans certains cas, de ne s'obliger que sub levi, même pour des vœux qui portent sur des choses graves ; mais, à cause de la vertu de prudence, elle n'autorise pas à s'engager sub gravi pour des choses légères. Ainsi, s'engager par vœu à ne point se marier ou à entrer en religion est une obligation grave ; y manquer ne peut pas être une chose légère. Promettre par vœu de réciter une fois le rosaire ou d'entendre une fois la messe un jour de semaine est une obligation légère ; y manquer ne saurait être une faute grave. Mais s'obliger par vœu à faire chaque jour sa méditation pendant une ou plusieurs années constitue un devoir grave, on peut cependant n'en contracter l'obligation que sub levi et Ton ne commet, si on y manque, qu'une faute vénielle.
Menaces contre les violateurs du second commandement. Conseils à donner. — « Gomme la crainte de la peine et du châtiment a pour efTet ordinaire de réprimer l'audace du péché, le curé, pour toucher davantage les cœurs et porter plus facilement les fidèles à l'accomplissement de ce précepte, devra expliquer avec îOin cette partie qui en forme comme l'appendice : ( Jéhovah ne laissera pas impuni celui qui prendra son lom en vain (i). »