RÉCOMPENSE PROMISE
s'en ajoutent d'autres après leur mort, auxquels est tenue la piété filiale : celui de rendre à leurs restes mortels les honneurs des funérailles et de la sépulture chrétiennes ; celui de prendre soin de leur tombe avec la simplicité et la discrétion du symbolisme chrétien ; celui surtout d'entourer leur souvenir d'un culte pieux par la prière et le sacrifice, d'année en année, jusqu'à ce que la mort nous réunisse à eux ; celui enfin d'acquitter leurs dettes et de payer fidèlement leurs legs, car rien n'est respectable et sacré comme les dernières volontés des mourants.
V. Récompense promise. — « Le curé doit montrer combien est belle et convenable la récompense réservée à ceux qui observent ce commandement : c'est le fruit d'une longue vie. On mérite, en effet, de jouir très longtemps d'un bienfait dont on conserve toujours le souvenir. Or, comme ceux qui honorent leurs parents, témoignent par là même de la reconnaissance à ceux dont ils ont reçu le bienfait de la lumière et de la vie, c'est à juste titre et avec raison qu'il leur est donné d'atteindre jusqu'à une vieillesse avancée.
« Mais il s'agit de bien expliquer cette promesse divine, car la vie promise n'est pas seulement la vie éternelle et bienheureuse, mais aussi la vie terrestre. C'est cette pensée qu'interprète saint Paul, quand il dit : « La piété est utile à tout : elle a des promesses pour la vie présente et pour la vie à venir (i). » Et, certes, cette récompense n'est ni petite, ni méprisable, encore que de très saints personnages, tels que Job, David, saint Paul, aient trouvé la mort désirable et qu'il soit peu agréable de prolonger sa vie quand on est accablé de chagrins et de misères. Car ces paroles : « Que Jéhovah, ton Dieu, te donne, » ajoutées au précepte, n'assurent pas seulement la longueur de la vie, mais encore le repos, la tranquil-
i'.ité, la santé nécessaire pour vivre heureusement. Aussi