‹ Le Catéchisme romain, ou, L'Enseignement de la doctrine chrétienneChapitre 18 sur 312 · I. Divers essais de morale indépendante · texte numérisé non relu

I. Divers essais de morale indépendante

I. Conception nouvelle de la morale. — i. Alliance primitive de la morale et de la religion. Mgr d'Hulst a montré qu'avant le Christ, l'unité de la morale s'est conservée, quoiqu'imparfaitement, dans le moule des traditions religieuses, et que, sous Teffort de la philosophie, le moule s'est brisé et que la règle des mœurs s'est évanouie dans la contradiction des écoles (i). La solidarité entre le culte de Dieu et la règle des mœurs, autrement dit entre la religion et la morale, est un fait historique. Partout, l'antériorité chronologique appartient à la conception religieuse de la morale ; et c'est là un fait considérable. « 11 y avait une tradition morale, et cette tradition morale était partout une tradition religieuse (2). » Quand cette tradition s'est altérée, la morale est passée du temple à l'école et y a subi la condition ordinaire de tout développement purement rationnel. « La loi du devoir devint un problème et toutes les solutions furent essayées l'une après l'autre. On vit paraître avec Platon une morale idéaliste, avec Aristote une morale du bonheur, avec Epicure la morale du plaisir, avec Zenon celle de la vertu se servant à elle-même de motif et de

p. kk^ sq., Oa en est V immoralisme scientifique, de Michelet; dans la Revae pratique d'apologétique, 1909, i^' juin, p. Sai sq., La morale des idées-forces, de Scalla; 1909, mai, p. 212 sq., La morale laïque, de Gibon ; dans le Correspondant, mdii 1906, p. 628 sq., La tradition chrétienne, et septembre 1908, p. 880 sq., Insuffisance des morales positives, de Piat ; Baylac, La morale laïque, son évolution, son insuffisance, dans le Bultetin de littérature ecclésiastique, Toulouse, avril 1909.

I, Conf. de N.-D,, Carême de 1891, Paris, 1908, p. 17. — ■ ^, Ibid., p. 27.

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