‹ Le Catéchisme romain, ou, L'Enseignement de la doctrine chrétienneChapitre 182 sur 312 · II. L'esclavage · texte numérisé non relu

II. L'esclavage

Il n'est question ici de l'esclavage que pour mé moire, afin de montrer, au point de vue apologéti^^

LA QUESTION DE L'ESGLAVAGE ^ïl

que, l'influence de la doctrine évangélique sur cette plaie du monde païen et l'action aussi heureuse qu'incessante de l'Eglise pour en pallier les détestables effets, en combattre le principe et en faire disparaître la pratique. 11 n'existe plus, en effet, chez les peuples civilisés et se trouve de plus en plus réduit dans quelques coins de la terre oii n'a pas encore prévalu la charte de liberté donnée au genre humain par TEvangile. Dans sa lettre In plurimis, du 5 mai 1888, aux évêques brésiliens, Léon XIII a admirablement résumé cette question ; laissons-lui donc la parole.

1. Origine de Tesclavage. — i. Comment il est né. L'homme, au paradis terrestre, n'a reçu de Dieu la domination que sur le règne des minéraux, des végétaux et des animaux, à l'exclusion de son semblable.

« Mais, par suite de la faute originelle, de la contagion du premier péché ont dérivé tous les maux et notamment cette perversité monstrueuse par laquelle il y a eu des hommes qui, perdant le souvenir de l'union fraternelle d'origine, au lieu de pratiquer, sous l'impulsion de la nature, la bienveillancîe et la déférence mutuelles, n'ont écouté que leurs passions et ont commencé à considérer les autres hommes comme leur étant inférieurs et à les traiter, par conséquent, comme des animaux nés pour le joug. De là, sans tenir le moindre compte ni de la comjmunauté de nature, ni de la dignité humaine, ni del'imajge divine imprimée dans l'homme, il est arrivé au moyen ides querelles et des guerres, qui éclatèrent ensuite, que ceux qui se trouvaient l'emporter par la force s'assujettissaient les vaincus, et, quoique de même race, se partageaient graduellement en individus de deux catégories ; distinctes, c'est-à-dire les esclaves vaincus assujettis aux vainqueurs leurs maîtres. »

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