‹ Le Catéchisme romain, ou, L'Enseignement de la doctrine chrétienneChapitre 188 sur 312 · III. Le Prolétariat · texte numérisé non relu

III. Le Prolétariat

S'il est, aujourd'hui, une question particulièrement délicate à trancher, c'est assurément celle (les rapports qui doivent exister entre le capital et le travail, les patrons et les ouvriers, tant, de part et d'autre, l'antagonisme, poussé à bout, sem- |i)le irréductible et suscite de conflits. C'est que la foi et la pratique chrétiennes ont fléchi pour ne laisser en présence et en lutte que des intérêts maériels. u Ce problème, avouait Léon XIII, n'est pas iisé à résoudre, ni exempt de péril. Il est difficile, m effet, de préciser avec justesse les droits et les levoirs qui doivent à la fois commander la richesse ;;t le prolétariat, le capital et le travail. D'autre part, c problème n'est pas sans danger, parce que, trop ouvent, des hommes turbulents et astucieux cherhent à en dénaturer le sens et en profitent pour xciter les multitudes et fomenter des troubles. )iioi qu'il en soit, il faut, par des mesures promp- > etefQcaces, venir en aide aux hommes des class inférieures, attendu qu'ils sont, pour la plupart, ans une situation d'infortune et de misère imméitées (i). )) Ces derniers mots du grand Pontife montrent les sentiments qui l'animaient et la cause ,u'il prenait en mains, celle des petits et des humjles, des ouvriers. Il s'agit donc une fois de plus de kire entendre le langage du bon sens, de proclaler les principes de la justice et de l'équité, d'assuîr au ferment évangélique de la charité sa toutelissance de fécondité. Dans ce but il importe abord de démontrer l'erreur fondamentale du )cialisme et ses désastreuses conséquences, puis de ire valoir la seule solution raisonnable, qui est

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