‹ Le Catéchisme romain, ou, L'Enseignement de la doctrine chrétienneChapitre 208 sur 312 · ERREUR DU CONTRAT SOCIAL · texte numérisé non relu

ERREUR DU CONTRAT SOCIAL

« Mais voici une autre considération d'un grand poids : ceux qui administrent la chose publique doivent pouvoir exiger l'obéissance dans des conditions telles que le refus de soummission soit pour les sujets un péché. Or, il n'est pas un homme qui ait en soi ou de soi ce qu'il faut pour enchaîner par un lien de conscience le libre vouloir de ses semblables. Dieu seul, en tant que créateur et législateur universel, possède une telle puissance ; ceux qui l'exercent ont besoin de la recevoir de lui et de l'exercer en son nom. « // ivj a quan seul législateur et qu'un seul juge, celui qui a la puissance de sauver et de perdre (i). » Ceci est vrai de toute forme de pouvoir... Partout où l'on retrouve un commandement, une autorité quelconque, c'est à la même source, en Dieu, seul artisan et seul maître du monde, qu'il en faut chercher le principe (2). »

4. D'où l'erreur du contrat social. « Ceux qui font sortir la société civile d'un libre contrat doivent assigner à l'autorité la même origine. Ils disent alors que chaque particulier a cédé de son droit et que tous se sont volontairement placés sous la puissance de celui en qui sont concentrés tous les droits individuels. Mais l'erreur consi-

bles, en une société tant domestique que civile, seule capable de fournir ce qu'il faut à la perfection de l'existence. Mais comme nulle société ne saurait exister sans un chef suprême et qu'elle imprime à chacun une même impulsion efficace vers le but commun, il en résulte qu'une autorité est nécessaire aux hommes constitues en société pour les régir ; autorité qui, aussi bien que la société, procède de la nature et, par suite, a Dieu pour auteur. 11 en résulte encore que le pouvoir public ne peut venir que de Dieu. Dieu, seul, en effet, est le vrai et souverain maître des choses, toutes, quelles qu'elles soient, jdoivent nécessairement lui être soumises et lui obéir; de telle sorte que quiconque a le droit de commander ne tient ce droit que de Dieu, chef suprême de tous. Tout pouvoir vient de Dieu. Mais, quelle que soit la forme du gou-

iverncment, tous les chefs de l'Etat doivent absolument avoir le regard fixé sur Dieu, souverain Modérateur du monde, et, dans l'accomplissement de leur mandat, le prendre pour modèle et règle. »

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